DIMANCHE 22 MARS

5ème DIMANCHE DE CAREME, 3ème SCRUTIN, SAINTE LEA
(Violet)

Antienne d’ouverture : Ps 26, 13-14
J’en suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants. Attends le Seigneur, sois fort et garde courage, attends le Seigneur.

Prière d’ouverture :
Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ez 37, 12-14
Ainsi parle le Seigneur Dieu: Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Psaume 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8
R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)

  1. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière!
  2. Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne.
  3. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
  4. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Deuxième lecture : Rm 8, 8-11
Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile : Jn 11, 1-45
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) -, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Prière sur les offrandes :
Nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice de paix, et nous en attendons la grâce : délivre-nous de nos fautes et dirige toi-même nos cœurs incertains. Par Jésus Christ.

Antienne de la communion : Jn 12, 32
Quand j’aurai été enlevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes.

Prière après la communion
Accorde-nous, Dieu tout-puissant, d’être toujours fidèles à ces mystères, afin de progresser de jour en jour vers les biens de ton Royaume. Par Jésus.

Méditation
Rien n’est fatal pour celui qui croit en Dieu. Jésus se réjouit de n’avoir pas été là pendant que son ami Lazare rendait l’âme. Son objectif est d’affermir la foi de ses disciples. De même, le dialogue entre Marie et Jésus montre le poids du désespoir qui habite très souvent le cœur humain face à ce qu’il considère comme irréparable « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. », dans la foule les voix s’élèvent en guise de procès contre Jésus, expression de la déception « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Ils sont convaincus que tout est achevé. Voila pourquoi Marthe désapprouve l’idée d’enlever la pierre : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là ». La foi en Jésus donne la possibilité à l’homme de vaincre le temps l’espace et ce que nous considérons comme impossible devient possible. : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » Seigneur, soutiens et affermis notre foi dans les moments d’épreuves donne nous de persévérer afin de rester fidèles à ta parole et d’obtenir la vie éternelle.

SAMEDI 21 MARS

BIENHEUREUSE CLEMENCE
(Violet)

Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l’abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut en 1176.

Antienne d’ouverture : Ps 17, 20
Les flots de la mort m’étreignaient, les torrents infernaux me happaient ; dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur. Lui qui me retire du gouffre des eaux, il m’a libéré, car il m’aime.

Prière d’ouverture
Sans toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Jr 11, 18-20
« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient: “Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.” Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Psaume : 7, 2-3, 9bc-10, 11-12a.18b
R/ Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge.

  1. Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge! On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi! Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves, me déchirer, sans que personne me délivre.
  2. Juge-moi, Seigneur, sur ma justice: mon innocence parle pour moi. Mets fin à la rage des impies, affermis le juste, toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.
  3. J’aurai mon bouclier auprès de Dieu, le sauveur des cœurs droits. Dieu juge avec justice ; je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.

Acclamation
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile : Jn 7, 40-53
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Prière sur les offrandes :
Accueille nos offrandes, Seigneur, avec bienveillance ; et si nos volontés se rebellent, ramène-les vers toi. Par Jésus.

Antienne de communion : 1 P 1, 19
Nous avons été rachetés par le sang précieux du Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tache.

Prière après la communion
Que tes saints mystères nous purifient, Seigneur : qu’ils agissent en nous pour nous rendre agréables à tes yeux. Par Jésus.

Méditation
La parole de Jésus divise, elle sème de la confusion. Certains disent que c’est un prophète, d’autres le messie. Certains pour mettre en doute cette hypothèse pose l’argument de son origine. Un autre groupe cherche tout simplement à l’arrêter et dans ce groupe-là y compris il y en a qui se laissent séduire « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! ». C’est ainsi qu’agit la parole de vérité. Elle divise car il y en a qui l’accueillent, il y en a qu’elle éblouit et plonge dans la confusion, il y en a qu’elle attriste car elle dévoile leur action mauvaise. Il s’agit de méditer sur notre manière d’accueillir la vérité. Comment est notre cœur lorsqu’on nous dit la vérité ou encore lorsqu’on se rend compte que la vérité sur nous, sur notre vie cachée est connue. Sommes-nous dans la panique au point de combattre ceux qui la révèlent.

VENDREDI 20 MARS

SAINT HERBERT
(Violet)

Vivait solitaire, dans la prière et la pénitence, sur l’île de Dervenwater dans le Cumberland en Angleterre. On peut être ermite et avoir une grande amitié ; tel était son cas. Il avait été disciple de l’évêque saint Cuthbert et était resté son meilleur ami.

Antienne d’ouverture : Ps 53, 3-4
Dieu, par ton nom sauve-moi, rends-moi justice par ta puissance ; Dieu, entends ma prière, écoute les mots que je dis.

Prière d’ouverture
Tu as préparé, Seigneur, pour nous qui sommes faibles, les secours dont nous avons besoin ; donne-nous d’accueillir avec joie notre relèvement et d’en témoigner par la fidélité de notre vie. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Sg 2, 1a.12-22
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes: « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ; car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange. Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. » C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

Psaume : 33 (34), 17-18, 19-20, 21.23
R/ Le Seigneur est proche du cœur brisé.

  1. Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent: de toutes leurs angoisses, il les délivre.
  2. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.
  3. Il veille sur chacun de ses os: pas un ne sera brisé. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Acclamation :
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Evangile : Jn 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée: il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria: « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même: mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé.» On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Prière sur les offrandes :
Que ces mystères dont la force nous purifie, Seigneur tout-puissant, nous acheminent en nous purifiant encore jusqu’à la source dont ils descendent. Par Jésus.

Antienne de communion : Ep 1, 7
Elle est inépuisable, la grâce de Dieu. Par son sang, le Christ nous obtient la rédemption, le pardon de nos fautes.

Prière après la communion :
Nous t’en prions, Seigneur, nous qui allons du passé vers ce qui est nouveau : fait-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, mets en nous un esprit de renouveau et de sainteté. Par Jésus.

Méditation
L’enseignement de Jésus et ses actions révèle son identité. Du coup deux groupes se forment. Il y en a qui adhèrent à sa personne et reconnaissent en lui le messie d’une part et d’autre part, ceux qui le rejettent et cherche à l’arrêter, à le mettre à mort. Le détail du raisonnement de ce deuxième groupe, hostile au fils de Dieu c’est qu’il déclare le connaitre car il sait d’où il vient c’est-à-dire sa famille son village sa culture et en conclusion ce n’est pas lui le messie car le messie sera d’une origine inconnue « le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus leurs parle de sa véritable origine en parlant du père que ces derniers ne connaissent pas. De même nous avons écouté plusieurs fois la parole de Dieu, elle nous est désormais familière. Nous avons acquis plusieurs éditions d’Evangelium Agenda Biblique. Il peut arriver que nous perdions de vue avec le temps que cette parole que nous recevons est inspirée par l’Esprit saint et que son origine c’est Dieu lui-même.

JEUDI 19 MARS

SAINT JOSEPH, EPOUX DE LA VIERGE MARIE
SOLENNITE | BLANC | Psautier PROPRE

Quand Marie devint Mère de Dieu, elle était déjà accordée en mariage à Joseph. Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut ; à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus. Joseph est descendant de David, et saint Matthieu affirme qu’il est un homme juste ; cela signifie qu’il veut se conformer pleinement à la parole de Dieu, qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. C’est ainsi qu’il collabore au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de “fils de David” ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’ouvrier, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus, dit sans hésiter : “ton père” ; elle sait bien que Jésus n’a d’autre père que Dieu ; mais de ce Père céleste, Joseph a été appelé à être le signe sur terre et il s’est montré fidèle à sa vocation.

Antienne d’ouverture :
Célébrons dans la joie la fête de saint Joseph, le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille.

Prière d’ouverture :
Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Eglise, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Par Jésus Christ.

Première lecture : 2 S 7, 4-5a.12-14a.16
Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»

Psaume : 88(89), 2-3, 4-5, 27.29
R/ Sa dynastie, sans fin subsistera.

  1. L’amour du Seigneur, sans fin je le chante; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours; ta fidélité est plus stable que les cieux.
  2. « Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.
  3. « Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »

Deuxième lecture : Rm 4, 13.16-18.22
Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi: c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit: J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Acclamation :
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Heureux les habitants de ta maison, Seigneur: ils pourront te chanter encore ! Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Evangile : Mt 1, 16.18-21.24a
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Prière sur les offrandes
Fais que nous puissions, Seigneur, nous présenter au service de ton autel, avec un cœur sans partage, à l’exemple de saint Joseph qui s’est consacré tout entier à servir ton propre Fils né de la Vierge Marie. Lui qui règne.

Antienne de communion
« Bon serviteur, dans les petites choses, tu t’es montré fidèle, je t’en confierai de plus grandes, dit le Seigneur ; entre dans la joie de ton maître.»

Prière après la communion :
Par cette nourriture reçue à ton autel, Seigneur, tu as rassasié ta famille, heureuse de fêter saint Joseph ; garde-la toujours sous ta protection et veille sur les dons que tu lui as faits. Par Jésus.

Méditation
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Dans cet extrait Joseph reçoit une mission particulière d’être le protecteur de Marie son épouse et de Jésus son fils. C’est un appel à s’inscrire dans le projet de Dieu qui est pour lui une nouveauté, une surprise. Le contexte de cet appel est turbulent, Joseph avait préalablement un projet, il est déçu, il pense qu’il a été trompé. Il est un homme juste tout de même, sa justice va au-delà des aspects distributifs donner à chacun ce qui lui revient ou ce qu’il mérite. Par compassion, par amour il n’a pas voulu dénoncer publiquement, son épouse Marie et décida de la renvoyer en secret. Nous devons imiter Joseph en sachant écouter la voix de Dieu en temps de tempête dans notre vie. Que Dieu nous aide aussi à comprendre que notre justice comme croyant est synonyme de compassion et de miséricorde. Que Saint Joseph intercède pour nous.

MERCREDI 18 MARS

SAINT CYRILLE DE JERUSALEM, EVEQUE ET DOCTEUR DE L’EGLISE
(Violet)

C’est un spécialiste de la catéchèse des adultes qui, vers 350, devint évêque de Jérusalem, sa ville natale. Cyrille (313-386) avait préparé les candidats au baptême en leur expliquant, d’une manière directe et très simple, les mystères de la foi et les sacrements de l’initiation chrétienne. Ses Catéchèses, qui sont parvenues jusqu’à nous, sont le vivant écho de sa parole. Sur ses trente-huit ans d’épiscopat, il n’en passa pas moins de seize en exil, car à trois reprises, il fut chassé de son siège par les ariens dont il était l’adversaire déclaré : il en coûtait, à cette époque, de proclamer que Jésus est Dieu comme son Père ! Cyrille participa au deuxième concile œcuménique de Constantinople en 381, et qui confirma pleinement ses droits.

Antienne d’ouverture : Ps 68, 14
Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce. En ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver.

Prière d’ouverture
Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous ; que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par Jésus Christ.

Première lecture : Isaïe 49, 8-15
Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez ! » aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

Psaume 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. 144, 8

  1. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
  2. Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.
  3. Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Acclamation
Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile : Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»

Prière sur les offrandes
Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par Jésus.

Antienne de communion : Jn 3, 17
Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière après la communion
Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par Jésus.Méditation
Deux motifs valent la sentence de mort pour Jésus. Il viole la loi du sabbat et il se fait l’égale de Dieu. Malgré la remise en cause de son action et le rejet de son identité, Jésus dans son discours affirme la totale unité et communion entre lui et le Père lorsqu’il dit Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Pour dire que notre amour envers Dieu doit se manifester par l’amour que nous montrons au quotidien envers son fils. Notre foi envers Dieu est en réalité foi en Jésus.

MARDI 17 MARS

SAINT PATRICE OU SAINT PATRICK, EVEQUE
(Violet)

Patrice ou Patrick, natif de Grande-Bretagne (vers 385-461), est vendu comme esclave en Irlande par les pirates qui l’ont enlevé alors qu’il avait quinze ans. Sept ans après, il s’évade, va se former au monastère de Lérins et à Auxerre près de Saint Germain, et reçoit l’épiscopat. Il part alors évangéliser l’Irlande encore païenne, dont il fait cette “île des saints” où le zèle missionnaire demeure si ardent.

Antienne d’ouverture: cf Is 55, 1
« Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»

Prière d’ouverture :
Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.

Première lecture : Ez 47, 1-9.12
En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.»

Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a
R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !

  1. Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
  2. Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la secourt.
  3. Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

Acclamation :
Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends-moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !

Evangile : Jn 5, 1-16
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Prière sur les offrandes :
Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 22, 1-2
Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.

Prière après la communion :
Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.

Méditation
Il est des situations catastrophiques qui surviennent dans la vie de nos proches à cause de notre manque d’attention envers eux. Le malade de l’Evangile est dans cet état depuis bien longtemps. Il est tout proche de la piscine mais à chaque fois que l’eau qui aurait pu changer sa condition bouillonne un autre descend avant lui. On pourrait bien se demander comment se fait il que personne ne compatisse à son malheur et y compris personne ne s’intéresse à lui. On commence à s’intéresser à lui seulement lorsque sa condition change et ceci non pas pour applaudir mais pour trouver des moyens de l’inculper « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Ceux la tentent en même temps d’éliminer Jésus qui est la source de sa guérison. Que le Seigneur nous donne d’être compatissants envers nos frères qui souffrent et qui nécessitent de notre aide pour avoir la vie légère. Puissions-nous être épargner d’être de ceux qui alourdissent davantage leur fardeau.

LUNDI 16 MARS

SAINTE BENEDICTE
(Violet)

Elle rejoignit sainte Claire au couvent de saint Damien à Assise. Elle lui succéda, en donnant l’exemple d’une constante régularité et d’une stricte pauvreté.

Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8)
Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.

Prière d’ouverture
Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Is 65, 17-21
Ainsi parle le Seigneur : Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.

Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd
R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves

  1. Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
  2. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
  3. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu : Tu as changé mon deuil en une danse, Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Acclamation
Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance. Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile : Jn 4, 43-54
Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prière sur les offrandes :
De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.

Antienne de communion : Ez 36, 27
Parole du Seigneur : « Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. »

Prière après la communion :
Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.

Méditation
Le fonctionnaire royal est dans l’indigence. Son enfant est malade c’est-à-dire qu’il est confronté au danger de la mort et le père s’en indigne. Jean précise le lieu géographique ou la scène se déroule et établit un rapport historique qui met en relief les précédents passages de Jésus ici. Il avait changé l’eau en vin et avait reproché au peuple son manque de foi. Le fonctionnaire royal qui s’indigne voudrait que Jésus se déplace de là où il se trouve pour aller au chevet de son fils malade. Jésus fait valoir la toute puissance de sa parole en le renvoyant. Il n’a pas besoin de se déplacer. Ainsi la parole de Dieu suffit pour que l’action de Dieu se réalise pour quiconque a la foi. Quelle valeur donnons-nous à la parole de Dieu lorsqu’elle est proclamée avons-nous foi en elle ?

DIMANCHE 15 MARS

4éme DIMANCHE DE CAREME, SAINTE LOUISE DE MARILLAC
(Violet)

Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8)
Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.

Prière d’ouverture :
Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.

Première lecture : 1 S 16, 1b.6-7.10-13a
En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

Psaume : 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6
R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)

  1. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
  2. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
  3. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
  4. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
  5. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Deuxième lecture : Ep 5, 8-14
Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

Acclamation
Gloire et louange à toi Seigneur Jésus. ! Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi. Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

Message to the Congregation

Meeting of the General Government and the Superiors of the Major Organisms, Sri Lanka, 2-9 march 2026

Dear brothers:

[1] Receive fraternal greetings from the General Government and the Superiors of the Major Organisms of the Congregation, gathered in Sri Lanka from 2 to 9 March to prepare the way for the XXVII General Chapter. From our fraternity, first of all, we wish to express our sincere gratitude to the Delegation of Saint Joseph Vaz, which has welcomed us with such generosity and hospitality. Thank you very much, brothers!

[2] As an extension of the cell where the Congregation was founded, the house that welcomed us –Serene Pastures, of the Sisters of the Good Shepherd – evoked Psalm 23 (22), reminding us that thy rod and thy staff comfort me; that the Lord is our Shepherd and that in our journey as a Congregation, even when we walk through the dark valleys of violence in the world or the weaknesses and illnesses we suffer as a body, we fear nothing because He goes with us.

[3] Our meeting took place at a particularly complex time. While we were gathered, we followed with concern the war in the Middle East—the most recent of so many situations of violence affecting humanity today— and we felt deeply united with so many people who suffer the consequences of conflict, poverty, and injustice. We too have experienced some of the difficulties of this global context: some of our brothers were unable to attend the meeting or had their travel plans disrupted due to flight cancellations. As Sons of the Heart of Mary, called to embrace the Cross of Jesus Christ and glory in it (CC 9), we have felt even more deeply our communion and closeness to the suffering of the world.

[4] In this context, we have shared intense days of prayer, discernment, and fraternal dialogue. Taking up the echoes of the Spirituality Congress held on the occasion of the 175th anniversary of the Congregation, we recognise that we are called to be, above all, mystical missionaries. Here is the heart that unites and gives life to everything else: being rooted in a deep and personal experience of God. From this foundation, two key elements have emerged clearly throughout the meeting, guiding our journey towards the next General Chapter in communion with the Church and the world.

[5] The first is synodality. We have reflected on and experienced in a very concrete way the value of listening as the basis for walking together. The dialogue among us, the contributions received and, in particular, the reflection of Sr. Teresa Maya have helped us to deepen our understanding of the need to create a true culture of listening. Listening to God, listening to our brothers and listening to the People of God. In this listening, we want to pay special attention to the prophetic voices that we discover among us and in our contexts, and to make possible the communal discernment that helps us recognise what the Spirit is asking of us today. We feel called to continue growing in a synodality that is expressed in our communities, in our governance structures, in formation, and in the mission we share with so many lay people with whom we walk our path.

[6] The second key that has emerged strongly is mission, which includes attentive listening to the reality to which we are sent. As missionaries, we are called to look carefully at today’s world in order to recognise what men and women are experiencing today and what they need from us and our charism. The experience of the retreat, illuminated by the Word of God — especially by the text of Isaiah 41:8-20 — reminded us that our vocation always arises from God’s initiative, who calls us, sustains us and sends us without fear to encounter a people thirsting for life. We have clearly felt the call to read together the signs of the times, to listen to the cry of the peripheries and to respond from our missionary charism. The mission impels us to go out, to draw closer to the realities where the hope of the Gospel is most needed and to ask ourselves continually what humanity today asks of Claretian missionaries.

[7] These two keys —synodality and mission— will guide the path of preparation for the next General Chapter. We want this whole process to be an experience truly shared by all and marked by mission, in which the whole Congregation feels involved and participates actively in discernment. The path we have already taken in preparing for the previous Chapter serves as a basis on which to implement some improvements and continue to focus on approaches that we want to consolidate: synodal, narrative, appreciative, discerning.

[8] From this moment on, we invite all Claretian missionaries to walk together in this process, with an open spirit and a willingness to listen to the Spirit who speaks in the reality of our world and in our Claretian life. The Lord, who has called us from the ends of the earth, continues to walk with us and invites us to keep alive the missionary fire that burned in Claret’s heart. He wants to quench the thirst of all who seek water and cannot find it. And he will not abandon us.

[9] The words that began our meeting also mark our conclusion: They were talking about these things when he stood among them and said to them, ‘Peace be with you’ (Lk 24:36). Without a doubt, the Lord desires peace for all his sons and daughters. May the Heart of Mary help us to welcome it and transmit it.

With fraternal affection,

The General Governmentand the Superiors of the Major Organisms of the Congregation

SAMEDI 14 MARS

SAINTE MATHILDE
(Violet)

Impératrice, épouse heureuse d’Henri l’Oiseleur, roi de Germanie, elle eut beaucoup à souffrir de son fils aîné, Othon, après la mort de son mari. Othon lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu’elles ruinaient le pays. Elle pacifia ces querelles puis s’en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe.

Antienne d’ouverture : Lc 18, 13
Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».

Prière d’ouverture :
En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits. Par Jésus Christ.

Première lecture : Osée 6, 1-6
Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai- je de toi, Éphraïm ? Que ferai- je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume 50 (51), 3-4, 18-19, 20-21ab
R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice. (cf. Os 6, 6a)

  1. Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave- moi tout entier de ma faute, purifie- moi de mon offense.
  2. Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
  3. Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.

Acclamation
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. cf. Ps 94, 8a.7d

Évangile : Luc 18, 9-14
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre- toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière sur les offrandes :
Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.

Antienne de communion : Ps 102, 2-3
Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.

Prière après la communion :
Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements : donne- nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.

Méditation
La conscience d’être pécheur est nécessaire pour embrasser le chemin de la conversion et celui de la réconciliation avec Dieu et avec les frères et sœurs. Il n’est pas étrange aujourd’hui dans nos familles de rencontrer des personnes qui jamais ne se remettent en question lorsqu’une mésentente ou un conflit surgit. Ils sont très souvent prompts à se dédouaner et à jeter du tort sur l’autre partie impliquée dans le problème. Ne pas se reconnaître fautif est déjà un signe d’orgueil qui terre fertile pour tous les autres péchés. « Je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne », n’est pas une prière mais un procès. Puisse le Seigneur faire à chacun nous le don de l’humilité.