SAINT JOSEPH, EPOUX DE LA VIERGE MARIE SOLENNITE | BLANC | Psautier PROPRE
Quand Marie devint Mère de Dieu, elle était déjà accordée en mariage à Joseph. Cet homme a donc une place à part dans l’histoire du salut ; à titre d’époux et de père, il va jouer un rôle providentiel auprès de la Vierge et de Jésus. Joseph est descendant de David, et saint Matthieu affirme qu’il est un homme juste ; cela signifie qu’il veut se conformer pleinement à la parole de Dieu, qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. C’est ainsi qu’il collabore au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de “fils de David” ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’ouvrier, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus, dit sans hésiter : “ton père” ; elle sait bien que Jésus n’a d’autre père que Dieu ; mais de ce Père céleste, Joseph a été appelé à être le signe sur terre et il s’est montré fidèle à sa vocation.
Antienne d’ouverture : Célébrons dans la joie la fête de saint Joseph, le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille.
Prière d’ouverture : Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Eglise, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Par Jésus Christ.
Première lecture : 2 S 7, 4-5a.12-14a.16 Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»
Psaume : 88(89), 2-3, 4-5, 27.29 R/ Sa dynastie, sans fin subsistera.
L’amour du Seigneur, sans fin je le chante; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours; ta fidélité est plus stable que les cieux.
« Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.
« Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut! Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. »
Deuxième lecture : Rm 4, 13.16-18.22 Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi: c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit: J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.
Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Heureux les habitants de ta maison, Seigneur: ils pourront te chanter encore ! Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.
Evangile : Mt 1, 16.18-21.24a Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Prière sur les offrandes Fais que nous puissions, Seigneur, nous présenter au service de ton autel, avec un cœur sans partage, à l’exemple de saint Joseph qui s’est consacré tout entier à servir ton propre Fils né de la Vierge Marie. Lui qui règne.
Antienne de communion « Bon serviteur, dans les petites choses, tu t’es montré fidèle, je t’en confierai de plus grandes, dit le Seigneur ; entre dans la joie de ton maître.»
Prière après la communion : Par cette nourriture reçue à ton autel, Seigneur, tu as rassasié ta famille, heureuse de fêter saint Joseph ; garde-la toujours sous ta protection et veille sur les dons que tu lui as faits. Par Jésus.
Méditation « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Dans cet extrait Joseph reçoit une mission particulière d’être le protecteur de Marie son épouse et de Jésus son fils. C’est un appel à s’inscrire dans le projet de Dieu qui est pour lui une nouveauté, une surprise. Le contexte de cet appel est turbulent, Joseph avait préalablement un projet, il est déçu, il pense qu’il a été trompé. Il est un homme juste tout de même, sa justice va au-delà des aspects distributifs donner à chacun ce qui lui revient ou ce qu’il mérite. Par compassion, par amour il n’a pas voulu dénoncer publiquement, son épouse Marie et décida de la renvoyer en secret. Nous devons imiter Joseph en sachant écouter la voix de Dieu en temps de tempête dans notre vie. Que Dieu nous aide aussi à comprendre que notre justice comme croyant est synonyme de compassion et de miséricorde. Que Saint Joseph intercède pour nous.
SAINT CYRILLE DE JERUSALEM, EVEQUE ET DOCTEUR DE L’EGLISE (Violet)
C’est un spécialiste de la catéchèse des adultes qui, vers 350, devint évêque de Jérusalem, sa ville natale. Cyrille (313-386) avait préparé les candidats au baptême en leur expliquant, d’une manière directe et très simple, les mystères de la foi et les sacrements de l’initiation chrétienne. Ses Catéchèses, qui sont parvenues jusqu’à nous, sont le vivant écho de sa parole. Sur ses trente-huit ans d’épiscopat, il n’en passa pas moins de seize en exil, car à trois reprises, il fut chassé de son siège par les ariens dont il était l’adversaire déclaré : il en coûtait, à cette époque, de proclamer que Jésus est Dieu comme son Père ! Cyrille participa au deuxième concile œcuménique de Constantinople en 381, et qui confirma pleinement ses droits.
Antienne d’ouverture : Ps 68, 14 Je t’adresse ma prière, Seigneur, c’est l’heure, ô mon Dieu, pour ta grâce. En ton grand amour, réponds-moi, toi qui peux vraiment me sauver.
Prière d’ouverture Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous ; que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. Par Jésus Christ.
Première lecture : Isaïe 49, 8-15 Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez ! » aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée. Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
Psaume 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18 R/ Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. 144, 8
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.
Acclamation Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jn 11, 25a.26)
Évangile : Jean 5, 17-30 En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»
Prière sur les offrandes Que la puissance de ce sacrifice, nous t’en prions, Seigneur, nous débarrasse de tout vieillissement : qu’elle renouvelle en nous la vie et nous apporte le salut. Par Jésus.
Antienne de communion : Jn 3, 17 Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Prière après la communion Ne permets pas, Seigneur, que ce don du ciel vienne à condamner ceux qui l’ont reçu, puisque tu l’as préparé pour guérir tes fidèles. Par Jésus.Méditation Deux motifs valent la sentence de mort pour Jésus. Il viole la loi du sabbat et il se fait l’égale de Dieu. Malgré la remise en cause de son action et le rejet de son identité, Jésus dans son discours affirme la totale unité et communion entre lui et le Père lorsqu’il dit Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Pour dire que notre amour envers Dieu doit se manifester par l’amour que nous montrons au quotidien envers son fils. Notre foi envers Dieu est en réalité foi en Jésus.
Patrice ou Patrick, natif de Grande-Bretagne (vers 385-461), est vendu comme esclave en Irlande par les pirates qui l’ont enlevé alors qu’il avait quinze ans. Sept ans après, il s’évade, va se former au monastère de Lérins et à Auxerre près de Saint Germain, et reçoit l’épiscopat. Il part alors évangéliser l’Irlande encore païenne, dont il fait cette “île des saints” où le zèle missionnaire demeure si ardent.
Antienne d’ouverture: cf Is 55, 1 « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! dit le Seigneur. Même si vous n’avez pas d’argent, venez et buvez avec joie.»
Prière d’ouverture : Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir ; qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ.
Première lecture : Ez 47, 1-9.12 En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède.»
Psaume : 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du Très-Haut. Dieu s’y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la secourt.
Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! Venez et voyez les actes du Seigneur, il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.
Acclamation : Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ; rends-moi la joie d’être sauvé. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant !
Evangile : Jn 5, 1-16 À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Prière sur les offrandes : Nous te présentons, Seigneur, des biens que toi-même nous as donnés : qu’ils te disent notre reconnaissance devant tout ce que ta création nous propose pour assurer notre vie sur la terre ; qu’ils deviennent aussi le remède qui nous guérira et nous fera vivre éternellement. Par Jésus.
Antienne de communion : Ps 22, 1-2 Mon berger, c’est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre.
Prière après la communion : Purifie nos esprits, Seigneur : que tes mystères les renouvellent ; fais que même nos corps y trouvent des forces pour aujourd’hui et pour l’éternité. Par Jésus.
Méditation Il est des situations catastrophiques qui surviennent dans la vie de nos proches à cause de notre manque d’attention envers eux. Le malade de l’Evangile est dans cet état depuis bien longtemps. Il est tout proche de la piscine mais à chaque fois que l’eau qui aurait pu changer sa condition bouillonne un autre descend avant lui. On pourrait bien se demander comment se fait il que personne ne compatisse à son malheur et y compris personne ne s’intéresse à lui. On commence à s’intéresser à lui seulement lorsque sa condition change et ceci non pas pour applaudir mais pour trouver des moyens de l’inculper « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Ceux la tentent en même temps d’éliminer Jésus qui est la source de sa guérison. Que le Seigneur nous donne d’être compatissants envers nos frères qui souffrent et qui nécessitent de notre aide pour avoir la vie légère. Puissions-nous être épargner d’être de ceux qui alourdissent davantage leur fardeau.
Elle rejoignit sainte Claire au couvent de saint Damien à Assise. Elle lui succéda, en donnant l’exemple d’une constante régularité et d’une stricte pauvreté.
Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8) Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.
Prière d’ouverture Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.
1ère lecture : Is 65, 17-21 Ainsi parle le Seigneur : Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n’y entendra plus de cris ni de pleurs. On n’y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction. On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra en manger les fruits.
Psaume : 29, 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd R/ Je t’exalte, Seigneur, toi qui me relèves
Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé, Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu : Tu as changé mon deuil en une danse, Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Acclamation Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance. Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre, et que le Seigneur soit avec vous. Ta parole, Seigneur est vérité, et ta loi, délivrance.
Évangile : Jn 4, 43-54 Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Prière sur les offrandes : De l’offrande qui t’est consacrée, Seigneur, nous attendons des fruits du salut : débarrasse-nous de tout ce qui doit mourir, renouvelle-nous constamment de ta propre vie. Par Jésus.
Antienne de communion : Ez 36, 27 Parole du Seigneur : « Je mettrai en vous mon Esprit, alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. »
Prière après la communion : Que notre communion, Seigneur, répare nos forces et nous fasse revivre ; qu’elle nous sanctifie et nous conduise aux biens éternels. Par Jésus.
Méditation Le fonctionnaire royal est dans l’indigence. Son enfant est malade c’est-à-dire qu’il est confronté au danger de la mort et le père s’en indigne. Jean précise le lieu géographique ou la scène se déroule et établit un rapport historique qui met en relief les précédents passages de Jésus ici. Il avait changé l’eau en vin et avait reproché au peuple son manque de foi. Le fonctionnaire royal qui s’indigne voudrait que Jésus se déplace de là où il se trouve pour aller au chevet de son fils malade. Jésus fait valoir la toute puissance de sa parole en le renvoyant. Il n’a pas besoin de se déplacer. Ainsi la parole de Dieu suffit pour que l’action de Dieu se réalise pour quiconque a la foi. Quelle valeur donnons-nous à la parole de Dieu lorsqu’elle est proclamée avons-nous foi en elle ?
4éme DIMANCHE DE CAREME, SAINTE LOUISE DE MARILLAC (Violet)
Antienne d’ouverture : (Ps 30, 7-8) Je compte sur toi, Seigneur, tu vois ma misère et tu sais ma détresse, j’exulte et je me réjouis dans ton amour.
Prière d’ouverture : Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes sacrements, fais que ton Eglise progresse par ces biens du ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas. Par Jésus Christ.
Première lecture : 1 S 16, 1b.6-7.10-13a En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.
Psaume : 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6 R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Deuxième lecture : Ep 5, 8-14 Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.
Acclamation Gloire et louange à toi Seigneur Jésus. ! Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur. Celui qui me suit aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi. Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)
Meeting of the General Government and the Superiors of the Major Organisms, Sri Lanka, 2-9 march 2026
Dear brothers:
[1] Receive fraternal greetings from the General Government and the Superiors of the Major Organisms of the Congregation, gathered in Sri Lanka from 2 to 9 March to prepare the way for the XXVII General Chapter. From our fraternity, first of all, we wish to express our sincere gratitude to the Delegation of Saint Joseph Vaz, which has welcomed us with such generosity and hospitality. Thank you very much, brothers!
[2] As an extension of the cell where the Congregation was founded, the house that welcomed us –Serene Pastures, of the Sisters of the Good Shepherd – evoked Psalm 23 (22), reminding us that thy rod and thy staff comfort me; that the Lord is our Shepherd and that in our journey as a Congregation, even when we walk through the dark valleys of violence in the world or the weaknesses and illnesses we suffer as a body, we fear nothing because He goes with us.
[3] Our meeting took place at a particularly complex time. While we were gathered, we followed with concern the war in the Middle East—the most recent of so many situations of violence affecting humanity today— and we felt deeply united with so many people who suffer the consequences of conflict, poverty, and injustice. We too have experienced some of the difficulties of this global context: some of our brothers were unable to attend the meeting or had their travel plans disrupted due to flight cancellations. As Sons of the Heart of Mary, called to embrace the Cross of Jesus Christ and glory in it (CC 9), we have felt even more deeply our communion and closeness to the suffering of the world.
[4] In this context, we have shared intense days of prayer, discernment, and fraternal dialogue. Taking up the echoes of the Spirituality Congress held on the occasion of the 175th anniversary of the Congregation, we recognise that we are called to be, above all, mystical missionaries. Here is the heart that unites and gives life to everything else: being rooted in a deep and personal experience of God. From this foundation, two key elements have emerged clearly throughout the meeting, guiding our journey towards the next General Chapter in communion with the Church and the world.
[5] The first is synodality. We have reflected on and experienced in a very concrete way the value of listening as the basis for walking together. The dialogue among us, the contributions received and, in particular, the reflection of Sr. Teresa Maya have helped us to deepen our understanding of the need to create a true culture of listening. Listening to God, listening to our brothers and listening to the People of God. In this listening, we want to pay special attention to the prophetic voices that we discover among us and in our contexts, and to make possible the communal discernment that helps us recognise what the Spirit is asking of us today. We feel called to continue growing in a synodality that is expressed in our communities, in our governance structures, in formation, and in the mission we share with so many lay people with whom we walk our path.
[6] The second key that has emerged strongly is mission, which includes attentive listening to the reality to which we are sent. As missionaries, we are called to look carefully at today’s world in order to recognise what men and women are experiencing today and what they need from us and our charism. The experience of the retreat, illuminated by the Word of God — especially by the text of Isaiah 41:8-20 — reminded us that our vocation always arises from God’s initiative, who calls us, sustains us and sends us without fear to encounter a people thirsting for life. We have clearly felt the call to read together the signs of the times, to listen to the cry of the peripheries and to respond from our missionary charism. The mission impels us to go out, to draw closer to the realities where the hope of the Gospel is most needed and to ask ourselves continually what humanity today asks of Claretian missionaries.
[7] These two keys —synodality and mission— will guide the path of preparation for the next General Chapter. We want this whole process to be an experience truly shared by all and marked by mission, in which the whole Congregation feels involved and participates actively in discernment. The path we have already taken in preparing for the previous Chapter serves as a basis on which to implement some improvements and continue to focus on approaches that we want to consolidate: synodal, narrative, appreciative, discerning.
[8] From this moment on, we invite all Claretian missionaries to walk together in this process, with an open spirit and a willingness to listen to the Spirit who speaks in the reality of our world and in our Claretian life. The Lord, who has called us from the ends of the earth, continues to walk with us and invites us to keep alive the missionary fire that burned in Claret’s heart. He wants to quench the thirst of all who seek water and cannot find it. And he will not abandon us.
[9] The words that began our meeting also mark our conclusion: They were talking about these things when he stood among them and said to them, ‘Peace be with you’ (Lk 24:36). Without a doubt, the Lord desires peace for all his sons and daughters. May the Heart of Mary help us to welcome it and transmit it.
With fraternal affection,
The General Governmentand the Superiors of the Major Organisms of the Congregation
Impératrice, épouse heureuse d’Henri l’Oiseleur, roi de Germanie, elle eut beaucoup à souffrir de son fils aîné, Othon, après la mort de son mari. Othon lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu’elles ruinaient le pays. Elle pacifia ces querelles puis s’en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe.
Antienne d’ouverture : Lc 18, 13 Le publicain se tenait à distance, se frappait la poitrine en priant : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ».
Prière d’ouverture : En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits. Par Jésus Christ.
Première lecture : Osée 6, 1-6 Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai- je de toi, Éphraïm ? Que ferai- je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Psaume 50 (51), 3-4, 18-19, 20-21ab R/ Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice. (cf. Os 6, 6a)
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave- moi tout entier de ma faute, purifie- moi de mon offense.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes sur ton autel.
Acclamation Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. cf. Ps 94, 8a.7d
Évangile : Luc 18, 9-14 En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre- toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Prière sur les offrandes : Dieu qui nous dispenses la grâce, pour que nous approchions de tes mystères avec un cœur purifié, donne-nous de savoir répondre à ta grâce en confessant que tout vient de toi. Par Jésus.
Antienne de communion : Ps 102, 2-3 Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits, car il pardonne toutes tes offenses.
Prière après la communion : Dans ta miséricorde, Seigneur notre Dieu, tu ne cesses de nous combler par tes sacrements : donne- nous de les célébrer chaque jour avec respect et de les recevoir avec foi. Par Jésus.
Méditation La conscience d’être pécheur est nécessaire pour embrasser le chemin de la conversion et celui de la réconciliation avec Dieu et avec les frères et sœurs. Il n’est pas étrange aujourd’hui dans nos familles de rencontrer des personnes qui jamais ne se remettent en question lorsqu’une mésentente ou un conflit surgit. Ils sont très souvent prompts à se dédouaner et à jeter du tort sur l’autre partie impliquée dans le problème. Ne pas se reconnaître fautif est déjà un signe d’orgueil qui terre fertile pour tous les autres péchés. « Je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne », n’est pas une prière mais un procès. Puisse le Seigneur faire à chacun nous le don de l’humilité.
SAINT RODRIQUE ET SAINT SALOMON DE CORDOUE (Violet)
Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination musulmane. Deux étaient chrétiens et le troisième était musulman. Un jour que Rodrigue descendait en ville, son frère musulman le reconnut et chercha à le convertir à l’Islam. Devant son refus, il l’accusa devant les tribunaux pour apostasie. Ce qui lui valut la condamnation à mort. En prison, il fit la connaissance d’un autre chrétien, Salomon, lui aussi condamné à mort. Ils furent tous deux décapités en 857.
Antienne d’ouverture (Ps 85, 9-10) Toutes les nations viendront te reconnaître, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. Car tu es grand et tu fais des merveilles, toi qui es le seul Dieu.
Prière d’ouverture : Répands ta grâce en nos cœurs, Dieu de bonté : que nous sachions refréner nos désirs terrestres pour mieux entendre ta parole. Par Jésus Christ.
Première lecture : Osée 14, 2-10 Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : « Tu es notre Dieu », car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Ephraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Psaume 80 (81), 6c-8a, 8bc-9, 10-11ab, 14.17 R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu, écoute ma voix. cf. 80,11.9a
J’entends des mots qui m’étaient inconnus : « J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ; ses mains ont déposé le fardeau. Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.
« Je répondais, caché dans l’orage, je t’éprouvais près des eaux de Mériba. Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ; vas-tu m’écouter, Israël ?
« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait, Israël, s’il allait sur mes chemins ! Je le nourrirais de la fleur du froment, je le rassasierais avec le miel du rocher ! »
Acclamation Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Ta parole, Seigneur, est vérité et ta loi, délivrance. (Mt 4, 17)
Évangile : Marc 12, 28b-34 En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Prière sur les offrandes : Jette un regard bienveillant, Seigneur, sur les offrandes que nous te consacrons : qu’elles deviennent l’offrande que tu aimes, et qu’elles nous apportent le salut. Par Jésus.
Antienne de communion (cf Mc 12, 33) Aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même vaut mieux que tous les sacrifices.
Prière après la communion : Que ta propre énergie, Seigneur, transforme nos esprits et nos corps ; ainsi, serons-nous sauvés tout entiers dans cette communion à ton Fils. Lui qui règne.
Méditation «Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Jésus donne du crédit à l’interprétation que le Scribe fait du plus grand commandement. Dans son dialogue avec Jésus, on perçoit qu’il a compris la valeur de l’amour dans la vie du croyant. Aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. Aimer vaut mieux que tous les autres sacrifices. Aimer résume tous les sacrifices. Le scribe a aussi compris qu’aucune faculté ne doit être exclue lorsqu’on aime. C’est donc tout le cœur, toute son intelligence, toute la force de l’homme qui doit être au service de l’être aimé. Jésus dit au scribe qu’il est proche du royaume. Il ne dit pas qu’il est déjà dans le royaume. Autrement dit comprendre la valeur de l’amour dans la vie du croyant, savoir comment on doit aimer Dieu et le prochain doit être compléter par l’expérience concrète. Il faut vivre l’amour et vivre d’amour, en un mot il faut en faire l’expérience. Voila ce qui donne accès dans le royaume des cieux.
Il avait 20 ans quand il comparut devant le proconsul romain pour avoir refusé d’être enrôlé dans l’armée. Réfractaire, il se voulait soldat du Christ et refusa de porter au cou la médaille à l’effigie de l’empereur. C’est pour cette raison qu’il fut condamné à mort en 295.
Antienne d’ouverture Ps 138, 23-24 « Je suis le sauveur de mon peuple, dit le Seigneur, s’il crie vers moi dans les épreuves, je l’exauce ; je suis son Dieu pour toujours.»
Prière d’ouverture Nous t’en supplions humblement, Seigneur : à mesure qu’approche le jour où nous fêterons notre salut, accorde-nous une plus grande générosité pour nous préparer à célébrer le mystère pascal. Par Jésus.
Première lecture : Jérémie 7, 23-28 Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche.».
Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-9a R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. cf. 94,8a.7d
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué.»
Acclamation Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Maintenant, dit le Seigneur, revenez à moi de tout votre cœur, car je suis tendre et miséricordieux. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! (cf. Jl 2, 12-13)
Évangile : Luc 11, 14-23 En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.».
Prière sur les offrandes Pour que nos offrandes soient recevables, Seigneur, purifie-nous de toute atteinte du péché : ne permets pas que de fausses richesses nous retiennent quand tu veux nous mener à la vérité tout entière. Par Jésus.
Antienne de la Communion Ps 118, 4-5 Tu as ordonné, Seigneur, de garder fidèlement tes préceptes ; puissions-nous avancer au droit chemin selon tes commandements.
Prière après la communion Seigneur, que ton secours ne manque jamais à ceux que tu as nourris de tes sacrements, afin que nous puissions dans ces mystères et par toute notre vie, recueillir les fruits de ta rédemption. Par Jésus.
Méditation Obnubilés par la haine, la jalousie, la méchanceté et le rejet de l’autre, nous pouvons pousser le bouchon au point de ne pas reconnaitre ce qu’ils réalisent de bien au sein de la famille, de la société ou de la nation. C’est cette même attitude que ceux qui voient Jésus expulser le démon adoptent dans le passage de l’Evangile de ce jour. Certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Tout discernement chrétien n’est valide que lorsque nous acceptons de purifier le cœur et lorsque celui-ci est libre de haine et de jalousie, notre regard devient juste et Dieu se révèle dans toute sa splendeur. Libérons nos cœurs de la haine et des préjugés qui nous empêchent de voir en nos frères et sœurs des êtres faits à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Vénérée dans le pays Souabe, en particulier dans le diocèse d’Augsbourg et à Wendlingen où une église lui est dédiée. Elle serait une ermite des premiers siècles, martyrisée pour sa foi chrétienne.
Antienne d’ouverture (Ps 118, 133) Que tes promesses orientent mes pas, Seigneur : ne laisse aucun mal me dominer.
Prière d’ouverture : Seigneur, tu nous accordes ce temps de Carême pour nous former à la vie avec le Christ et nous alimenter de ta parole ; que notre effort de pénitence nous obtienne la fidélité à te servir et le goût de te prier d’un même cœur. Par Jésus Christ.
Première lecture : Deutéronome 4, 1.5-9 Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !” Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ? Garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. »
Psaume 147 (147b), 12-13, 15-16, 19-20 R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Ou : Alléluia ! 147,12
Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants.
Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt. Il étale une toison de neige, il sème une poussière de givre.
Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés.
Acclamation Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ; tu as les paroles de la vie éternelle. Gloire à toi, Seigneur, Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)
Évangile : Mathieu 5, 17-19 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejette un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. ».
Prière sur les offrandes : Avec ces offrandes, Seigneur, accepte les prières de ton peuple ; et nous qui prenons part à cette Eucharistie, protège-nous de tout mal. Par Jésus.
Antienne de communion (Ps 15, 11) Tu m’as montré, Seigneur, la route de la vie ; en ta présence, la joie est sans mesure.
Prière après la communion : Que cette communion à ton Fils Jésus christ nous sanctifie, Seigneur notre Dieu : après avoir effacé tous nos torts, qu’elle ouvre nos cœurs aux promesses de ton Règne. Par Jésus.
Méditation Dieu n’a jamais été absent de l’histoire de l’humanité depuis la création du monde. Il a parlé aux hommes de diverses manières pour leur communiquer sa volonté, c’est tout le sens des prophéties dans la Bible, l’annonce de la volonté, de la parole ou de la vérité de Dieu. Jésus Christ est cette parole, cette vérité de Dieu faite chair dans le sein de la Vierge Marie. Par sa présence au milieu de nous tout ce qui était annoncé par la bouche des prophètes s’accomplit, c’est la vérité elle-même qui se manifeste et rien n’est plus caché. Il devient en ce sens la seule loi, celle de l’amour qui se donne pour devenir salut pour l’humanité. Tout ce que nous ferons en ce jour en faveur de nos frères et sœurs puissions-nous l’accomplir avec miséricorde et amour car c’est cela accomplir la loi, c’est ce qui nous rend juste.