Missionnaires

Clarétains

Cameroun

Apostolate

Realité du Cameroun

Missionnaires Clarétains

Délégation Independante du Cameroun

B. P. 185 c.100

Yaounde, Centre

+23775390021 (whatsapp)

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LE CAMEROUN : CONTEXTE ET LIEU DE NOTRE MISSION

A- Réalité politique

Le Cameroun actuellement jouit d’une stabilité politique et d’une paix relative, malgré les attaques répétées de la secte Boko Haram à l’Extrême Nord du pays. Malgré la présence d’un pouvoir législatif et d’un pouvoir judiciaire, l’on remarque que le régime politique Camerounais est essentiellement présidentiel, avec tous les pouvoirs aux mains de l’exécutif. Malgré les efforts consentis pour les juguler, la société camerounaise demeure minée par la corruption, le népotisme, le favoritisme. Beaucoup d’emplois ont été créé pour les jeunes, mais vu leur nombre, beaucoup reste à faire. Le désœuvrement ayant pour conséquence la montée du banditisme, le gangstérisme, l’exode rural. Le développement croissant des sectes et assemblée chrétiennes doit aussi en être une conséquence.

B- Réalité sociale

Pays de 23 millions d’habitants, le Cameroun est une « Afrique en miniature.» Il offre une richesse culturelle qui demande une stratégie évangélisatrice multiforme et une diversité géographique à explorer progressivement. Une analyse sociologique du contexte social du Cameroun en tant que lieu de notre mission présente beaucoup d’atouts, mais également des défis qui, à l’aube de ce deuxième triennat, peuvent stimuler/ralentir notre élan missionnaire. Il est donc avantageux que de prime abord nous prenions conscience, individuellement et collectivement, de l’incidence que tout cela peut avoir sur la mission de notre jeune et dynamique Délégation.

C- Réalité ecclésiale

L´Eglise catholique au Cameroun est centenaire. Elle compte environ 126 années d´évangélisation. Elle comprend à présent 26 diocèses repartis dans cinq (5) provinces ecclésiastiques (Yaoundé, Douala, Bamenda, Garoua et Bertoua). Dans l´ensemble, le pourcentage des catholiques est de 32,4 %, tandis que l´ensemble des chrétiens, toutes confessions confondues, est de 66,2 %; l’islam 27,9 % ; l’animisme 4,6 %, les autres religions 2,1 % et les libres-penseurs 3,2 %. Au Cameroun, l´Eglise catholique connaît une croissance fulgurante au regard de nombreuses conversions et des baptêmes administrés. On note aussi un foisonnement de vocations sacerdotales et religieuses.

D- Réalité congrégationnelle

Les Missionnaires Clarétains sont arrivés au Cameroun en 1970 (dans la partie francophone, précisément à Akono dans l´Archidiocèse de Yaoundé) et en 1986 (dans la partie anglophone précisément à Batibo dans l’Archidiocèse de Bamenda. Aujourd’hui, ils sont présents dans 9 diocèses (Yaoundé, Mbalmayo, Obala, Bafoussam, Bamenda, Kumbo, Kumba, Buéa et Douala). Leur apostolat se regroupe en deux grands secteurs : l´animation des paroisses (17 paroisses au total) et la formation des missionnaires. Ils exercent l´accompagnement des fidèles, la pastorale juvénile et vocationnelle, la catéchèse, la célébration des sacrements, l´animation des communautés ecclésiales de base, la formation biblique et justice et paix. Quant à la formation, On compte 3 maisons : un postulat-philosophât, un noviciat et un Théologat.

La Congrégation au Cameroun jouit d´abondantes vocations. On compte aujourd´hui une trentaine de Clarétains camerounais et centrafricains à vœux perpétuels, une vingtaine d´étudiants profès en philosophie et en théologie, une vingtaine de postulants en philosophie, une dizaine de pré-postulants, huit novices. Et par l´animation de la pastorale vocationnelle, de nombreux jeunes se sentent appelés à partager l´idéal missionnaire clarétain.

Atouts

  • La diversité ethnique et culturelle oblige les Camerounais à la cohabitation et au dialogue, qui sont des passerelles vers l’unité nationale et l’interculturalité;
  • La société camerounaise est hospitalière au niveau interne, en ce sens que les Camerounais sont ouverts à accueillir les étrangers, même s’ils doivent payer le prix. Car certains étrangers ne sont pas toujours respectueux des lois républicaines;
  • Un très fort développement de la vie associative
  • Un fort pourcentage de mariages exogamiques;
  • Plus de soixante pourcent (60%) de la population camerounaise est jeune: une abondante main d’œuvre pour soutenir toute œuvre de construction;
  • Les médecines traditionnelle et moderne coexistent et sont en dialogue;
  • La création de beaucoup d’hôpitaux, écoles et universités;
  • Le développement des TIC (Technologie de l’information et de Communication) et la croissance de la génération androïde;
  • Un fort pourcentage du taux d’alphabétisation (70%);
  • Les religions promeuvent des valeurs et réalisent des œuvres sociales;
  • Les religions enseignent et forment les populations à travers les mass-médias;
  • Le bilinguisme français-anglais est aussi à noter.

  

Défis

  • Existence de certaines mauvaises habitudes (velléités nationalistes, corruption, tribalisme, favoritisme…);
  • Taux de chômage très élevé; ce qui justifie d’ailleurs l´exode rural, le phénomène du grand banditisme armé, la mendicité, etc.;
  • Beaucoup d’enseignants fuient les campagnes pour s’agglutiner dans les villes;
  • La dépravation des mœurs et le « syndrome de la dépendance» (parasitisme familial);
  • Le développement réciproque d’un complexe de supériorité ou d’infériorité entre anglophones et francophones;
  • Certaines Eglises/sectes manipulent les consciences de leurs adeptes entrainant des divisions de familles;
  • La menace constante du groupe terroriste Boko Haram
  • La destruction abusive de la nature et les écosystèmes ce qui engendre les désordres climatiques et environnementaux.

 

 

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