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Dimanche 5 novembre 2017 : 31ème dimanche du temps ordinaire, Sainte Sylvie

Antienne d'ouverture Ps 37, 22-23

Ne m'abandonne pas, Seigneur, mon Dieu, ne reste pas loin de moi. Hâte-toi de venir à mon aide, toi, ma force et mon salut.

Prière d'ouverture

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir. Accorde-nous de progresser sans que rien nous arrête vers les biens que tu promets. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Malachie 1, 14b-2, 1. 2b. 8-10

Je suis le Grand Roi, dit le Seigneur de l'univers, et mon Nom inspire la crainte parmi les nations. Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement: Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon Nom, - déclare le Seigneur de l'univers, - j'enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez. Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez perverti mon alliance avec vous, déclare le Seigneur de l'univers. À mon tour je vous ai déconsidérés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n'avez pas suivi mes chemins, mais agi avec partialité en accommodant la Loi. Et nous, le peuple de Dieu, n'avons-nous pas tous le même Père? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l'alliance de nos pères?


Psaume ,130 (131), 1, 2, 3

R/ Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur.

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ;je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ;mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais


2ème Lecture : 1 Th 2, 7b-9. 13

Frères, avec vous nous avons été pleins de douceur comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers. Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues: c'est en travaillant nuit et jour, pour n'être à la charge d'aucun d'entre vous, que nous vous avons annoncé l'Évangile de Dieu. Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l'avez accueillie pour ce qu'elle est réellement: non pas une parole d'hommes, mais la parole de Dieu qui est à l'œuvre en vous, les croyants.


Acclamation Alléluia. Alléluia. Vous n'avez qu'un seul Père, votre Père du ciel; vous n'avez qu'un seul maître, c'est le Christ. Alléluia.

Évangile : Matthieu  23, 1-12

Jésus déclara à la foule et à ses disciples "Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous êtes tous frères, et vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de Père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera, sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé."

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d'abord à ta gloire. Par Jésus.

 

Antienne de communion Ps 19, 6

Joyeux d'être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

 

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu'ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous célébrons dans ces rites. Par Jésus.

. MEDITATION

Jésus ne désire surtout pas approuver la doctrine des scribes et des pharisiens mais dénonce avec virulence l’hypocrisie de ces maîtres. Jésus en réalité a sans cesse insisté sur l’importance de faire la volonté de Dieu, car la foi ne repose pas sur des hommes, mais sur la parole de Dieu. Ce Dieu a un projet pour nous : celui de la sainteté. Sa miséricorde est à l’œuvre dans nos vies, elle précède toutes nos actions et enveloppe notre être, nos paroles, nos actes. Elle nous conduit à Jésus. Unis à Jésus, nous vivons dans l’amour même. C’est cette rencontre vivante avec Jésus qui nous convertit. Elle permet en nous ce dynamisme intérieur qui nous pousse au changement. Car si nous voulions changer uniquement par nos propres forces, sans cette joie de l’intimité du Christ, nos efforts seraient suspects, forcément entachés d’orgueil et voués finalement à l’échec. Les pharisiens nous le démontrent dans l’évangile. Laissons-nous regarder par Jésus  et son amour nous relèvera et fera de nous des saints.

Samedi,04 novembrevert/blanc St Charles Borromée, évêque de Milano, †1584

A vingt-deux ans, Charles Borromée (1538-1584) était cardinal et secrétaire d’Etat de son oncle, le pape Pie IV. Grâce à son action, le concile de Trente fut repris et mené à son terme en 1563. Archevêque de Milan, il se dépensa pour réaliser la réforme prescrite par le concile. Exigeant et ferme, il entraînait par son exemple et fut pris pour modèle par beaucoup d’évêques, notamment par François de Sales.

 

 

Antienne d'ouverture Ps 104, 3-4

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

Prière d'ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l'espérance et la charité. Et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Rm 11, 1-2a.11-12.25-29

Frères, je pose une question : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Non, bien sûr ! J'en suis moi-même une preuve : je suis fils d'Israël, de la descendance d'Abraham, de la tribu de Benjamin. Dieu n'a pas rejeté son peuple, que depuis toujours il a connu. Je pose encore une question : Israël a-t-il trébuché pour ne plus se relever ? Non, bien sûr ! Mais c'est à sa faute que les païens doivent le salut ; Dieu voulait le rendre jaloux. Or, si la faute des fils d'Israël a été un enrichissement pour le monde, si leur échec a été un enrichissement pour les païens, que dire alors du jour où l'ensemble d'Israël sera là ? Frères, pour vous éviter de vous fier à votre propre jugement, je ne veux pas vous laisser dans l'ignorance de ce mystère : l’endurcissement actuel d'une partie d'Israël durera jusqu'à l'entrée de l'ensemble des païens ; c'est ainsi qu'Israël tout entier sera sauvé, comme dit l'Écriture : Le libérateur viendra de Sion, d'Israël il fera disparaître l'impiété. Voilà ce que sera mon Alliance avec eux lorsque j'enlèverai leur péché. L'annonce de l'Évangile en a fait des ennemis de Dieu, et c'est à cause de vous ; mais le choix de Dieu en a fait des bien-aimés, et c'est à cause de leurs pères. Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables.

Psaume : 93, 12-13, 14-15, 17-18

R/ Seigneur, tu n'abandonne pas ton peuple.

Heureux l'homme que tu châties, Seigneur,
celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur,
tandis que se creuse la fosse de l'impie.

Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n'abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.

Si le Seigneur ne m'avait secouru,
j'allais habiter le silence.
Quand je dis : « Mon pied trébuche ! »
ton amour, Seigneur, me soutient.

Acclamation :Alléluia. Alléluia. Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Il retire le pauvre de la poussière pour qu'il siège parmi les princes. Alléluia. (Ps 112, 5.7-8)

Evangile : Lc 14, 1.7-11

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : 'Cède-lui ta place', et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira : 'Mon ami, avance plus haut', et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d'abord à ta gloire. Par Jésus.

 

Antienne de communion Ps 19, 6

Joyeux d'être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

 

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu'ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous célébrons dans ces rites. Par Jésus.

 

Méditation

Des invités désirant se faire remarquer et choisissant les premières places, on en voit encore dans nos assemblées. Jésus relève dans l’évangile la convenance qui doit tenir lieu, pour nous éviter la honte, de céder la place à un invité plus prestigieux. Cette convenance vise certes à dévaluer la suffisance et à exalter l’humilité, mais ce serait la diminuer que de lui donner une portée strictement morale. S’agit-il ici des repas que s’offrent entre eux les hommes ? Bien davantage, la parabole évoque le banquet eschatologique et le renversement total des situations à la fin des temps. Jésus est ce convive qui prend «la dernière place» à la table des hommes, mais qui, revenant en la maison du Père, se trouve exalté à sa droite. C’est d’ailleurs  en lui que tous nous entrerons dans la salle du banquet et entendrons le Père nous dire : «Mon ami, avance plus haut».

Jeudi, 2 Novembre commémoration des tous les fidèles défunts violet

Antienne d’ouverture

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscite ; de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les prendra avec lui. C’est en Adam que meurent tous les hommes, c’est dans le Christ que tous revivront.

Prière d’ouverture

Ecoute nos prières avec bonté, Seigneur fais grandir notre foi en ton Fils qui est ressuscité des morts pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Sg 2,23; 3,1-6.9

Dieu a créé l'homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu'il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n'a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas s'est imaginé qu'ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu'ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment, mais par leur espérance ils avaient déjà l'immortalité. Ce qu'ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l'épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l'or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

Psaume : 30 (31), 2-3a, 3bc.6, 11.15

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans la justice, libère-moi ;
écoute, et viens me délivrer.

Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
En tes mains, je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Ma vie s'achève dans les larmes,
et mes années, dans les souffrances.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »

 

2ème : Lecture Rm 8,31b-35.37-39

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n'a pas refusé son propre Fils, il l'a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Puisque c'est Dieu qui justifie. Qui pourra condamner ? Puisque Jésus Christ est mort ; plus encore : il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le supplice ? Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur.

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit le Seigneur notre Dieu : sur ceux qui demeuraient à l'ombre de la mort, il a fait resplendir la lumière. Alléluia. (cf. Lc 1, 68-69.79)

Evangile : Lc 2, 25-32

Il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »

Prière sur les offrandes

Sois favorable à nos offrandes, Seigneur : que tous les fideles défunts soient admis dans le Royaume avec ton Fils qui nous unit les uns aux autres par le mystère de son amour. Lui qui.

Antienne de communion

« Je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. »

Prière après la communion

ouvre, Seigneur, à nos frères défunts ta maison de lumière et de paix, car c’est pour eux que nous avons célébré le sacrement de la Pâque. Par Jésus.

MEDITATION

La consolation est promise à ceux qui se seront montrés vigilants. Cette consolation consiste à pouvoir entrer dans la vraie vie, celle que Jésus est venue nous communiquer par sa mort et sa résurrection. Pour cela, il faut traverser la mort avec lui et comme lui. Voilà pourquoi l’Église prie pour les défunts ; elle demande que le moment imprévisible et inévitable de leur passage vers le Père puisse les trouver ouverts au pardon et au don de Dieu. Elle le demande à chaque messe. Comment nous unir à la supplication de l’Église pour nos frères défunts sans nous interroger sur notre devenir nous-mêmes ? Sommes-nous maintenant ouverts à la grâce du Seigneur comme nous souhaiterions l’être à l’heure de notre mort ? La mort remporte des victoires en nous laissant dans le désarroi, mais la victoire absolue et définitive est celle du Christ venu par amour goûter notre mort humaine et la traverser de sa puissance divine. Et c’est à cette victoire du Christ que désormais nous avons part tous, rassemblés, réunis et retrouvés, en lui – dans la vraie vie.

Vendredi, 03 octobre

St Martin de Porrès, dominicain, †1639 à Lima, et [Luxembourg] St Hubert, évêque de Tongres-Maastricht, †727 à Tervuren : Vert

Né à Lima, Martin (1579-1639) était métis. Infirmier de son état, il entra dans le Tiers-Ordre dominicain. Il puisa dans la prière la sagesse qui inspirait ses catéchismes. Sa générosité dans le don de soi à tous le fit appeler par Jean XXIII ‘’Martin de la charité’’.

 

Antienne d'ouverture Ps 104, 3-4

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu. Cherchez le Seigneur et sa force, sans vous lasser, recherchez son visage.

Prière d'ouverture

Dieu éternel et tout-puissant, augmente en nous la foi, l'espérance et la charité. Et pour que nous puissions obtenir ce que tu promets, fais-nous aimer ce que tu commandes. Par Jésus Christ.

1ère lecture : Rom 9, 1-5

Frères, J'affirme ceci dans le Christ, car c'est la vérité, je ne mens pas, et ma conscience m'en rend témoignage dans l'Esprit Saint. J'ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante. Pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais même être maudit, séparé du Christ : ils sont en effet les fils d'Israël, ayant pour eux l'adoption, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c'est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement.

Psaume : 147

R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem !

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
Dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
Et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
Rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
Ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
Nul autre n’a connu ses volontés.

 

Evangile : Lc 14, 1-6

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit : « Si l'un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse.

Prière sur les offrandes

Regarde les présents déposés devant toi, Seigneur notre Dieu. Permets que notre célébration contribue d'abord à ta gloire. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 19, 6

Joyeux d'être sauvés, nous acclamons le nom de notre Dieu.

Prière après la communion

Que tes sacrements, Seigneur, achèvent de produire en nous ce qu'ils signifient, afin que nous entrions un jour en pleine possession du mystère que nous célébrons dans ces rites. Par Jésus.

MEDITATION

Face à nos silences complices et nos répugnances se tient Jésus serviteur miséricordieux. Devant le mal, Jésus provoque ses adversaires pharisiens ; ces religieux soucieux de leurs propres affaires mais opposés au bien de leurs semblables au nom de la loi religieuse malgré interprétée. Faire le bien donne tout son sens au repos du Sabbat. Toute opposition à la pratique du bien contredit la miséricorde même de Dieu. Dieu ne fait pas de ses enfants les esclaves de la loi ; mais, par la loi, ses enfants retrouvent la liberté. Il faut donc guérir l’homme touché par le mal et libérer celui qui est prisonnier de ses appréhensions mauvaises de la loi divine. Tous deux ont besoin de Jésus, médiateur de la libération de l’homme avili par le péché et la haine. Sans l’apport de Jésus, même l’homme le plus religieux est incapable de donner réponse à la souffrance des hommes.

Mercredi, 1 novembre - Toussaint blanc

Antienne d’ouverture

Tous ensemble, réjouissons-nous dans le Seigneur, célébrons ce jour de fête en l’honneur de tous les saints. Les anges se réjouissent avec nous de cette fête ; ils en glorifient le Fils de Dieu.

Prière d’ouverture.

Dieu eternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu’une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces. Par Jésus.

1ère lecture : Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer : « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël. Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.  Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! »  Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu.  Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »  Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.

Psaume : 23, 1-2, 3-4ab, 5-6

R/ Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché.

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants ! 
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots. 

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ? 
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles. 

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

 

2ème lecture : 1 Jn 3, 1-3

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Venez au Seigneur, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau : il vous donnera le repos. Alléluia. (cf. Mt 11, 28)

Evangile : 5, 1-12a

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »

Prière sur les offrandes

Daigne accepter, Seigneur, l’offrande que nouste présentons en l’honneur de tous les saints ; nous croyons qu’ils vivent désormais près de toi : accorde-nous de sentir aussi qu’ils interviennent pour notre salut. Par Jésus.

Antienne de la communion

Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la juste : le Royaume des cieux est à eux !

Prière après la communion

Dieu qui seul es saint, toi que nous admirons et adorons et adorons en célébrant la fête de tous les saints, nous implorons ta grâce : quand tu nous auras sanctifies dans la plénitude de ton amour, fais-nous passer de cette table, où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison. Par Jésus.

MEDITATION

Nous fêtons en ce jour la communion de tous les saints (l’Église tripartite : pèlerine ou terrestre en marche, souffrante du purgatoire et triomphante ou céleste). Le but de la sainteté est bel et bien la communion : communion avec tous les hommes et communion avec Dieu. La sainteté de Dieu est le mystère de sa vie et de son amour infini. Il veut nous communiquer cette vie sainte en sanctifiant ceux qui cherchent à s’unir à lui. Les saints nous sont donnés pour modèles. Aujourd’hui, l’Eglise nous invite à penser à eux qui  glorifient l’agneau de Dieu et son Père. Les saints que nous célébrons au long de l’année et ceux inconnus célébrés en ce jour, ont tous suivi Jésus sur la route qu’Il a tracée en proclamant les Béatitudes. Tous ont vécu en enfants de Dieu, animés par l’espérance de voir le Père des cieux. La vie des saints nous montre qu'il n'y a rien d'immédiat dans ce processus qui fait appel à la liberté humaine, mais pour lequel l'action de Dieu est centrale. Laissons-nous entraîner par ces frères qui ont vécu au quotidien notre condition humaine, tout en restant centrés en Dieu.