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Samedi, 25 novembre – vert/rouge Ste Catherine d'Alexandrie, martyre, †307

Celle qui était la plus jolie et la plus savante des jeunes filles de tout l’Empire était mystiquement fiancée à la Sagesse éternelle. Son inspiration lui fit écarter avec succès les objections des philosophes chargés de la convaincre de la stupidité du Christianisme.

 

Antienne d'ouverture Jr 29, 11. 12. 14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière d'ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1M 6, 1-13

Le roi Antiochus parcourait le Haut Pays. Il apprit alors qu'il y avait en Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or ; son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs. Antiochus arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il n'y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son projet. Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu'il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone. Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ; Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel, avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s'étaient renforcés grâce aux armes, au matériel et aux prises de guerre saisis sur les troupes qu'ils avaient battues ; ils avaient renversé l'objet sacrilège qu'Antiochus avait élevé à Jérusalem sur l'autel ; enfin, ils avaient rétabli de hautes murailles autour du sanctuaire et de la ville royale de Bethsour. Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s'écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n'avaient pas répondu à son attente.  Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu'il se rendit compte qu'il allait mourir, il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s'est éloigné de mes yeux ; l'inquiétude accable mon cœur, et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J'étais bon et aimé au temps de ma puissance. Mais maintenant, je me rappelle le mal que j'ai fait à Jérusalem : tous les objets d'argent et d'or qui s'y trouvaient, je les ai pris ; j'ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif. Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »

 

Psaume : 9A, 2-3, 4.6, 16.19

 

R/ J'exulterai de joie devant ta victoire, Seigneur.

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,                                                                                                                                      je dirai tes innombrables merveilles ;                                                                                                                               pour toi, j'exulterai, je danserai,                                                                                                                                                               je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Mes ennemis ont battu en retraite, devant ta face,                                                                                                                                ils s'écroulent et périssent.                                                                                                                                                                 Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,                                                                                                                                      à tout jamais tu effaces leur nom.

Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ;                                                                                                        aux filets qu'ils ont tendus,                                                                                                                                               leurs pieds se sont pris. Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours :                                                                               jamais ne périt l'espoir des malheureux.

 

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ, notre Sauveur, a détruit la mort, il a fait resplendir la vie par son Évangile. Alléluia. (2 Tm 1, 10

Evangile : Lc 20, 27-40

Des sadducéens — ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection — vinrent trouver Jésus, et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir :  ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.

Prière sur les offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l'offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l'éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 72, 28

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c'est là tout mon bonheur.

Prière après la communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

MEDITATION

La résurrection d'entre les morts, les uns y croient, d'autres, comme les Sadducéens, n'y croient pas. C'est pourquoi, ils tendent un piège à Jésus en lui posant le cas de figure embarrassant de sept frères qui tour à tour ont été mariés à une même femme. A la résurrection, de qui sera-t-elle l'épouse ? On ne peut mesurer le Ciel à l'échelle de la terre. Tout ce qui pour nous vaut aujourd'hui dans le temps et dans l'Histoire subira une nécessaire rupture. Nous serons transformés. Le mariage n'en reste pas moins béni pour autant. L'amour humain, vécu sous le regard du Christ, jette « sur la terre comme au ciel » des semences de résurrection. Tout ce qu'un couple peut vivre de beau et bon dans le mariage demeure en vie éternelle. Si nous nous libérons de la peur de la mort en la considérant comme le nécessaire passage vers la vie, notre existence quotidienne saura préparer l'éternité qui, en réalité, est déjà commencée. Dans l'attente de la bienheureuse espérance, où Dieu sera «tout en tous», vivons aujourd'hui comme un ciel anticipé car Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants.

Vendredi, 24 novembre vert/rouge

St André Dung-Lac, St Jean-Théophane Vénard et leurs compagnons, martyrs, †1845 à 1862 au Viet-Nam

Saint André Dung Lac et compagnons (1845-1862).

Ils furent des martyrs vietnamiens.

 

Antienne d'ouverture Jr 29, 11. 12. 14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière d'ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1M 4, 36-37.52-59

Après avoir remporté la victoire, Judas Maccabée et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le sanctuaire et en faire la consécration. » Toute l'armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion. Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, de grand matin, les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel des holocaustes qu'ils avaient construit. L'autel fut inauguré au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C'était juste l'anniversaire du jour où les païens l'avaient profané. Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort. Pendant huit jours, ils célébrèrent la consécration de l'autel, en offrant, dans la joie, des holocaustes, des sacrifices de communion et d'action de grâce. Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d'or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles, et y replacèrent des portes. Il y eut une grande joie dans le peuple, et l'humiliation infligée par les païens fut effacée. Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l'assemblée d'Israël, que l'anniversaire de la consécration de l'autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l'allégresse.

 

Psaume : Cantique : 1Ch 29, 10, 11abc, 11de-12a, 12bcd

R/ Louange à toi, Seigneur, louange à ton nom glorieux !

 

Béni sois-tu, Seigneur,Dieu de notre père Israël,depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,éclat, victoire, majesté,tout dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,la primauté sur l'univers :la richesse et la gloire viennent de ta face !

C'est toi le Maître de tout :dans ta main, force et puissance ;                                                                                                     tout par ta main, grandit et s'affermit.

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, tu es le vrai Pasteur : nous écoutons ta voix, nous marchons à ta suite. Alléluia. (cf. Jn 10, 27)

Evangile : Lc 19, 45-48

Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

Prière sur les offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l'offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l'éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 72, 28

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c'est là tout mon bonheur.

Prière après la communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

MEDITATION

Jésus entre dans le Temple. De ce Temple qui est la maison de son Père, il désire admirer les pierres vivantes et partager le poids de prière, d'adoration. Lorsqu'il n'y trouve qu'une caverne de bandits, il est obligé de chasser les marchands qui l'ont transformé en maison de trafic. Il est le vrai Temple de Dieu, il sait pourquoi il doit agir ainsi. Il se dresse contre tout ce qui détourne l'homme de répondre à ce pour quoi il a été créé : aimer, servir et louer Dieu. A l'échelle humaine, l'amour s’entiche parfois de violence pour bousculer ce qui empêche l'autre de grandir et d'avancer sur les chemins de la vie. De même, Jésus-Christ vient expulser de nos vies ce qui nous encombre et nous empêche d'être tout à lui. Quand mille pensées transforment nos cœurs en une caverne de bandits, Jésus redit à ce qui en nous marchande et discute : «Ma maison sera une maison de prière ». De même qu'on cherchait à le faire mourir, il se pourrait bien que ce qui en nous cultive notre petit moi s'insurge et veuille rejeter la pierre d'angle qu’il est. Mais Jésus est le Maître intérieur. Lorsqu'il se fait en nous un grand silence et que la cellule de notre âme retrouve sa pureté, Jésus peut de nouveau être chaque jour dans le Temple de notre cœur pour enseigner.

Mercredi, 22 Novembre Ste Cécile, martyre à Rome, 2e siècle Vert/rouge

Honorée à Rome depuis le 5e siècle comme vierge et martyre, Cécile serait la fondatrice de la basilique du Transtevere qui porte son nom. Au 15e siècle, la sainte a été choisie comme patronne des musiciens à cause d’une phrase contenue dans le récit légendaire de sa Passion, qui est un poème en l’honneur de la virginité chrétienne : ‘’Pendant que retentissaient les instruments de musique de ses noces, Cécile chantait en son cœur pour le Seigneur.’’

 

Antienne d'ouverture

Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné saint Pierre et Paul, ces hommes glorieux qui furent nos pères dans la foi. Les peuples racontent leur sagesse, et l’Eglise proclame leur louange.

Prière d'ouverture

Garde ton Eglise, Seigneur, sous la protection des Apôtres Pierre et Paul ; Puisqu’elle reçut par eux la première annonce de l’évangile, qu’elle en reçoive, jusqu’à la fin des temps, la grâce dont elle a besoin pour grandir. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2M 7, 1.20-31

Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. Leur mère fut particulièrement admirable et digne d'une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans l'espace d'un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu'elle avait mis son espérance dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d'eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque leur parlait avec le courage d'un homme : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n'est pas moi qui vous ai donné l'esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C'est le Créateur du monde qui façonne l'enfant à l'origine, qui préside à l'origine de toute chose. Et c'est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra l'esprit et la vie, parce que, pour l'amour de ses lois, vous méprisez maintenant votre propre existence. » Antiochus s'imagina qu'on le méprisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s'il abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques. Comme le jeune homme n'écoutait pas, le roi appela la mère, et il l'exhortait à conseiller l'adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t'ai porté neuf mois dans mon sein, je t'ai allaité pendant trois ans, je t'ai nourri et élevé jusqu'à l'âge où tu es parvenu. Je t'en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu'ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière. Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » Lorsqu'elle eut fini de parler, le jeune homme déclara : « Qu'attendez-vous ? Je n'obéis pas à l'ordre du roi, mais j'écoute l'ordre de la Loi donnée à nos pères par Moïse. Et toi, qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre les Hébreux, tu n'échapperas pas à la main de Dieu. »

Psaume : 16, 1.2b, 5-6, 8.15

R/ Le jour viendra, Seigneur, où nous verrons ta gloire.

 

Seigneur, écoute la justice !                                                                                                                                                Entends ma plainte, accueille ma prière :                                                                                                                               mes lèvres ne mentent pas,                                                                                                                                              tes yeux verront où est le droit.

J'ai tenu mes pas sur tes traces :                                                                                                                                       jamais mon pied n'a trébuché.                                                                                                                              Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :

Garde-moi comme la prunelle de l'œil ;                                                                                                                     à l'ombre de tes ailes, cache-moi.                                                                                                                            Et moi, par ta justice, je verrai ta face :                                                                                                                             au réveil, je me rassasierai de ton visage.

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici qu'il vient sans tarder, le Seigneur : il apporte avec lui le salaire, pour donner à chacun selon ce qu'il aura fait. Alléluia. (cf. Ap 22, 12)

Evangile : Lc 19, 11-28

Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu se manifester à l'instant même. Voici donc ce qu'il dit : « Un homme de la grande noblesse partit dans un pays lointain pour se faire nommer roi et rentrer ensuite chez lui. Il appela dix de ses serviteurs, leur distribua dix pièces d'or et leur dit : 'Faites-les fructifier pendant mon voyage.' Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : 'Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous.' Mais quand il revint après avoir été nommé roi, il convoqua les serviteurs auxquels il avait distribué l'argent, afin de savoir comment chacun l'avait fait fructifier. Le premier se présenta et dit : 'Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté dix.' Le roi lui dit : 'Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes.' Le second vint dire : 'Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq.' À celui-là, le roi dit encore : 'Toi, tu seras gouverneur de cinq villes.' Un autre encore vint dire : 'Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. En effet, j'avais peur de toi : tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.' Le roi lui dit : 'Je vais te juger d'après tes propres paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas semé ; alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts.' Et le roi dit à ceux qui étaient là : 'Retirez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a dix.' On lui dit : 'Seigneur, il en déjà dix ! — Je vous le déclare : celui qui a recevra encore ; celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi.'» Après avoir dit ces paroles, Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem.

Prière sur les offrandes

En te présentant nos offrandes, Seigneur, nous faisons appel à ta bonté : conserve intacte en nos cœurs la vérité que nous avons reçue de tes Apôtres Pierre et Paul. Par Jésus.

Antienne de la communion

Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle, et nous croyons que tu es le Messie, le Fils de Dieu.

Prière après la communion

Seigneur, donne à ton peuple, réconforté par le pain du ciel, d’honorer la mémoire de ceux qui le guident et le protègent, tes Apôtres, saint Pierre et saint Paul. Par Jésus.

MEDITATION

Reporter cette parabole uniquement à notre personne serait mal la comprendre car Jésus la raconte d’abord pour illustrer le royaume de Dieu. Est-ce que nous voulons que Dieu règne sur nous ? Quelle image avons-nous de sa royauté ? L'important n'est pas de «faire des affaires» avec Dieu mais de vivre avec responsabilité la liberté d'aimer qu'il nous a confiée. Pour porter du fruit, il suffit, selon la petite Thérèse, de «jouer à la banque de l'amour» et de ne plus se regarder. En donnant, en semant largement autour de nous, nous verrons peu à peu sur cette pièce notre vrai visage, celui de l'enfant qui se sait aimé du Père qui l'a marqué de son sceau. Sur l'autre face, nous verrons se dessiner l'indicible Beauté de Celui qui nous a créés à son image et nous révèle la gloire du Père en nous emmenant à sa suite vers Jérusalem. En effet, quand le roi de l'univers reviendra, toute l'humanité se tiendra devant lui, apportant la moisson de ce qu'elle aura fait fructifier. Chacun sera interrogé et jugé sur l'amour.

Jeudi, 23 novembre St Clément I, pape, martyr, †97, et St Colomban, moine irlandais, †615 à Bobbio vert/rouge

Saint Colomban, abbé

Moine irlandais, Colomban (vers 530-615) entreprend, pour le Christ, un voyage missionnaire qui le conduit dans le Nord-Est de la Gaule. Il fonde un monastère à Luxeuil où l’on observe sa règle austère. Mais il ne peut y rester, car les autorités burgondes ne supportent plus la parole vigoureuse de ce prophète. Cela provoque son départ pour l’Italie et la fondation de Bobbio où il mourut.

Antienne d'ouverture Jr 29, 11. 12. 14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière d'ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 1M 2, 15-29

Les hommes envoyés par le roi pour contraindre les Juifs à l'apostasie arrivèrent dans la ville de Modine pour y organiser des sacrifices. Beaucoup d'Israélites allèrent à eux ; Mattathias et ses fils vinrent à la réunion. Les envoyés du roi prirent la parole pour dire à Mattathias : « Tu es un chef honoré et puissant dans cette ville, soutenu par des fils et des frères. Avance donc le premier, et exécute l'ordre du roi, comme l'ont fait toutes les nations, les hommes de Juda et ceux qui sont restés à Jérusalem. Alors, toi et tes fils, vous serez les amis du roi. Toi et tes fils, vous serez comblés d'argent, d'or et de cadeaux nombreux. » Mattathias répondit d'une voix forte : « Toutes les nations qui appartiennent aux états du roi peuvent bien lui obéir en rejetant chacune la religion de ses pères, et se conformer à ses commandements ; mais moi, mes fils et mes frères, nous suivrons l'Alliance de nos pères. Que Dieu nous préserve d'abandonner la Loi et ses préceptes ! Nous n'obéirons pas aux ordres du roi, nous ne dévierons pas de notre religion, ni à droite ni à gauche. » Dès qu'il eut fini de prononcer ces paroles, un Juif s'avança en présence de tout le monde pour offrir le sacrifice, selon l'ordre du roi, sur cet autel de Modine. À cette vue, Mattathias s'enflamma d'indignation et frémit jusqu'au fond de lui-même ; il laissa monter en lui une légitime colère, courut à l'homme, et l'égorgea sur l'autel. Quant à l'envoyé du roi, qui voulait contraindre à offrir le sacrifice, Mattathias le tua à l'instant même, et il renversa l'autel. Il s'enflamma d'ardeur pour la Loi comme jadis Pinehas contre Zimri. Alors Mattathias se mit à crier d'une voix forte à travers la ville : « Ceux qui sont enflammés d'ardeur pour la Loi, et qui soutiennent l'Alliance, qu'ils sortent tous de la ville à ma suite. » Il s'enfuit dans la montagne avec ses fils, en abandonnant tout ce qu'ils avaient dans la ville. Alors, beaucoup de ceux qui recherchaient la justice et la Loi s'en allèrent vivre au désert.

 

Psaume : 49, 1-2, 5.7ac, 14-15

R/ Celui qui marche sans reproche, Dieu lui fera voir le salut.

 

Le Dieu des dieux, le Seigneur,                                                                                                                                              parle et convoque la terre du soleil levant                                                                                                                   jusqu'au soleil couchant.                                                                                                                                                De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit. *

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,                                                                                                                                       eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance.                                                                                                                                         Écoute, mon peuple,                                                                                                                                                je parle.Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

« Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,                                                                                                                accomplis tes vœux envers le Très-Haut.                                                                                                                      Invoque-moi au jour de détresse :                                                                                                                                        je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. Alléluia. (Ps 94, 8)

Evangile : Lc 19, 41-44

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Prière sur les offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l'offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l'éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 72, 28

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c'est là tout mon bonheur.

Prière après la communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

MEDITATION

«Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix !» Jésus pleure sur Jérusalem, la Ville sainte qui n'a pas reconnu et accueilli son Sauveur. Il prophétise des temps difficiles. Cette destruction a bien eu lieu en l'an 70, lorsque le Temple fut détruit et qu'il n'en est pas resté pierre sur pierre. Mais Jérusalem ne reconnaît toujours pas aujourd'hui Celui qui peut lui donner la paix. Mystère de Jérusalem, ville à la fois sainte et creuset de toutes les contradictions. C'est qu'il y a en effet plusieurs sortes de paix. La paix, telle que le monde la cherche et la paix telle que Dieu la promet. Compassion de Dieu. Jésus continue de pleurer en voyant nos villes. Trop souvent, elles ressemblent à cette tour de Babel confuse, où les citadins fatigués sauvegardent leur paix au terme de luttes et de compromis pour «la tranquillité de l'ordre». Elles refusent ce qui peut leur donner la vraie paix, la paix de Dieu, laquelle, si elle s'acquiert également au prix d'un combat, est profonde et durable parce qu'intérieure.

Mardi, 21 novembre – Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie blanc

Saint Gélase 1er, pape

Originaire d’Afrique, il est né en Kabylie. Son pontificat dura quatre années mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine du Verbe, et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué l’histoire de l’Eglise. Il fut célèbre par sa doctrine et sa sainteté de vie.

 

Antienne d'ouverture Jr 29, 11. 12. 14

« Mes pensées, dit le Seigneur Dieu, sont des pensées de paix et non pas de malheur. Appelez-moi, je vous écouterai et, de partout, je vous rassemblerai. »

Prière d'ouverture

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité. Car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Par Jésus Christ.

1ère lecture : 2 M 6, 18-31

Au temps de la persécution d'Antiochus contre le peuple d'Israël, Éléazar était l'un des scribes les plus éminents. C'était un homme très âgé, et de très belle allure. On voulut l'obliger à manger du porc en lui ouvrant la bouche de force. Préférant avoir une mort prestigieuse plutôt qu'une vie abjecte, il marchait de son plein gré vers l'instrument du supplice, après avoir recraché cette viande, comme on doit le faire quand on a le courage de rejeter ce qu'il n'est pas permis de manger, même par amour de la vie. Ceux qui étaient chargés de ce repas sacrilège le connaissaient de longue date. Ils le prirent à part et lui conseillèrent de faire apporter des viandes dont l'usage était permis, et qu'il aurait préparées lui-même. Il n'aurait qu'à faire semblant de manger les chairs de la victime pour obéir au roi ; en agissant ainsi, il échapperait à la mort et serait traité avec humanité grâce à sa vieille amitié pour eux. Mais il fit un beau raisonnement, bien digne de son âge, du rang que lui donnait sa vieillesse, du respect que lui valaient ses cheveux blancs, de sa conduite irréprochable depuis l'enfance, et surtout digne de la législation sainte établie par Dieu. Il s'exprima en conséquence, demandant qu'on l'envoyât sans tarder au séjour des morts : « Une telle comédie est indigne de mon âge. Car beaucoup de jeunes gens croiraient qu'Éléazar, à quatre-vingt-dix ans, adopte la manière de vivre des étrangers. À cause de cette comédie, par ma faute, ils se laisseraient égarer eux aussi ; et moi, pour un misérable reste de vie, j'attirerais sur ma vieillesse la honte et le déshonneur. Même si j'évite, pour le moment, le châtiment qui vient des hommes, je n'échapperai pas, vivant ou mort, aux mains du Tout-Puissant. C'est pourquoi, en quittant aujourd'hui la vie avec courage, je me montre digne de ma vieillesse, et, en choisissant de mourir pour nos vénérables et saintes lois, je laisse aux jeunes gens le noble exemple d'une belle mort. » Sur ces mots, il alla tout droit au supplice. Pour ceux qui le conduisaient, ces propos étaient de la folie ; ils passèrent subitement de la bienveillance à l'hostilité. Quant à lui, au moment de mourir sous les coups, il dit en gémissant : « Le Seigneur, dans sa science divine, le voit bien : alors que je pouvais échapper à la mort, j'endure sous le fouet des douleurs qui font souffrir mon corps ; mais dans mon âme je les supporte avec joie, parce que je crains Dieu. » Telle fut la mort de cet homme. Il laissa ainsi, non seulement à la jeunesse mais à l'ensemble de son peuple, un exemple de noblesse et un mémorial de vertu.

Psaume : 3, 2-3, 4-5, 6-7

 

R/ Le Seigneur est mon soutien !

Seigneur, qu'ils sont nombreux mes adversaires,

nombreux à se lever contre moi,

nombreux à déclarer à mon sujet :

« Pour lui, pas de salut auprès de Dieu ! »

Mais toi, Seigneur, mon bouclier,

ma gloire, tu tiens haute ma tête.

À pleine voix je crie vers le Seigneur ;

il me répond de sa montagne sainte.

Et moi, je me couche et je dors ;

je m'éveille : le Seigneur est mon soutien.

Je ne crains pas ce peuple nombreux

qui me cerne et s'avance contre moi.

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur est tendresse et pitié, il n'agit pas envers nous selon nos fautes, il met loin de nous nos péchés. Alléluia. (Ps 112, 8.10.12)

Evangile : Lc 19, 1-10

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham. En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Prière sur les offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l'offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne l'éternité bienheureuse. Par Jésus.

Antienne de communion Ps 72, 28

Être proche de Dieu, mettre en lui mon espoir, c'est là tout mon bonheur.

Prière après la communion

Nous venons de communier, Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils, et nous te prions humblement : Que cette eucharistie offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité. Par Jésus.

MEDITATION

L’Eglise célèbre aujourd’hui l’offrande intérieure qui fit de Marie, pour toujours, l’humble et fidèle ‘Servante du Seigneur’’. D’après un évangile apocryphe, cette offrande aurait pris une forme extérieure : Marie aurait été présentée, dès son enfance, au Temple de Jérusalem. En évoquant cette présentation dans sa liturgie, l’Eglise ne garantit pas la réalité historique d’un événement sans fondement dans l’Ecriture. Pour sûr, un don total de soi disposa la jeune fille de Nazareth à devenir, au jour de l’Annonciation, le Temple vivant du Fils de Dieu et, par suite, à entrer, le jour de l’Assomption, dans le Temple éternel de la gloire du Père. Si la Vierge est devenue le modèle de toute vie consacrée dans l’Eglise, c’est par ce don qu’elle a fait de tout son être à Dieu.