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Jeudi, 30 novembre – Saint André rouge

André, pêcheur de Bethsaïde, était disciple de Jean Baptiste. Éclairé par le témoignage de son maître, il reconnaît en Jésus le Messie et fait partager sa découverte à son frère Simon-Pierre. Il quitte tout pour suivre son nouveau maître qui le choisira pour en faire l’un des Douze. Il aura la joie de sceller son témoignage en mourant crucifié comme son Seigneur. Il est le patron de l’Eglise de Constantinople.

Antienne d’ouverture

Au bord de la mer de Galilée, le Seigneur vit deux frères, Pierre et André ; il les appela : « Venez, suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ».

Prière d’ouverture

Seigneur, maitre du monde, nous te supplions humblement : permets que l’Apôtre saint André, après avoir évangélisé et guidé ton Eglise, ne cesse d’intercéder pour nous. Par Jésus.

1ère lecture : Rm 10, 9-18

Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ? Comment proclamer sans être envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture : Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle ! Et pourtant tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle ; le prophète Isaïe demandait : Seigneur, qui a cru en nous entendant parler ? C'est donc que la foi naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ. Alors, je pose la question : n'aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : Leur cri a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu'au bout du monde

Psaume : Ps 18, 2-3,4-5ab

R/ Par toute la terre s'en va leur message.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,                                                                                                                                le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.                                                                                                                       Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende ;                                                                                                    mais sur toute la terre en paraît le message                                                                                                                          et la nouvelle, aux limites du monde.

Acclamation : Alléluia. Alléluia. André, le premier appelé, dit à Simon-Pierre, son frère : « Nous avons trouvé le Messie. » Alléluia. (cf. Jn 1, 40-41)

Evangile : Mt 4, 18-22

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

 

Prière sur les offrandes

Dieu tout-puissant, accorde-nous de pouvoir te plaire par les offrandes que nous te présentons en la fête de saint André ; et pour que nous en recevions ta vie, daigne les accepter. Par Jésus.

Antienne de la communion

André dit à Simon son frère : « Nous avons trouvé le Messie ». Et il le conduisit à Jésus.

Prière après la communion

Que la communion à ton sacrement nous fortifie, Seigneur, afin qu’à l’exemple de l’Apôtre saint André, prenant sur nous la croix de Jésus, nous obtenions de vivre avec lui dans la gloire. Lui qui.

MEDITATION

 

Les apôtres suivent Jésus et deviennent pour nous chrétiens, des précurseurs, des guides et des modèles d’abnégation à la suite du Christ. Ils se sont montrés persévérant, prouvant continuellement leur fidélité à celui qui les avait appelés. Ils ont expérimenté cette aventure de la suite du Christ au-delà de tout, dans la générosité, l’abandon. André a découvert le trésor qui résidait en la promesse divine et a su le partager aux autres. Il a annoncé cette bonne nouvelle qui désormais l’émouvait, guidant les autres sur le chemin qu’il avait lui-même entrepris à sa suite. Par son intercession, nous continuons d’aller et d’emmener beaucoup à Jésus. Faisons donc nôtre cette invitation de Jésus d’aller dans le monde entier pour faire des disciples, ainsi permettre à toute l’humanité de le découvrir. Que saint André nous obtienne cette Grâce.

Mercredi, 29 novembre - vert Saint Saturnin et ses compagnons ; saints Philomène

L’histoire de saint Saturnin a partie liée avec celle de Datif, Félix, Marie, Thélice, Ampèle, Emérite, Rogatien, Victoire, Hilarion et bien d’autres encore. Martyrs à Carthage pendant qu’ils célébraient les saints mystères, quelques-uns parmi eux furent mis à mort après de cruelles tortures ; d’autres furent jetés en prison et moururent sous les coups, la faim, la pesanteur des chaines et l’insalubrité des lieux.

 

Antienne d’ouverture

Le Seigneur annonce la paix pour son peuple et ses fidèles, et pour ceux qui reviennent vers lui.

Prière d’ouverture

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : Qu’ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours. Par Jésus.

1ère lecture : Dn 5, 1-6.13-14.16-17.23-28

Le roi Balthazar donna un festin magnifique pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Excité par le vin, il fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nabucodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem ; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines. On apporta donc les vases d'or enlevés au temple de Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s'en servirent pour boire. Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Soudain on vit apparaître, à la lumière du candélabre, les doigts d'une main d'homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait, il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s'entrechoquèrent. On fit venir Daniel devant le roi, et le roi lui dit : « Es-tu bien Daniel, l'un des déportés amenés de Juda par le roi mon père ? J'ai entendu dire qu'un esprit des dieux réside en toi, et qu'on trouve chez toi une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires. J'ai entendu dire aussi que tu es capable d'interpréter ce qui arrive et de déchiffrer les énigmes. Si tu es capable de lire cette inscription et de me l'interpréter, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or, et tu seras le troisième personnage du royaume. » Daniel répondit au roi : « Garde tes cadeaux, et offre à d'autres tes présents ! Moi, je lirai au roi l'inscription et je la lui interpréterai. Tu t'es élevé contre le Seigneur du ciel ; tu t'es fait apporter les vases de son Temple, et vous y avez bu du vin, toi, tes grands, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n'entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n'as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et toute ta destinée. C'est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription. En voici le texte : Mené, Mené, Téqel, Ou-Pharsine. Et voici l'interprétation de ces mots : Mené (c'est-à-dire : compté) : Dieu a compté les jours de ton règne et y a mis fin ; Téqel (c'est-à-dire : pesé) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ; Ou-Pharsine (c'est-à-dire : partagé) : ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. »

Cantique : (Dn 3, 62, 63, 64, 65, 66, 67)

 

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, le soleil et la lune, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les astres du ciel, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous tous, souffles et vents, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, le feu et la chaleur, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, la fraîcheur et le froid, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui reste fidèle jusqu'à la mort : il recevra, de tes mains, Seigneur, la couronne de vie. Alléluia. (Ap 2, 10)

Evangile : Lc 21, 12-19

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »

Prière sur les offrandes

Tu nous as demandé, Seigneur, de te consacrer ces présents : accepte-les ; et pour qu’ils nous disposent à te plaire, fais-nous garder tes commandements. Par Jésus.

Antienne de la communion

Louez le Seigneur, tous les peuples. Fort est son amour pour nous, pour toujours sa vérité.

Prière après la communion

Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : ne permets pas que soient jamais séparés de toi ceux que tu fais communier à la joie du ciel. Par Jésus.

MEDITATION

Les persécutions prédites dans l’évangile évoquent certainement une réponse de Dieu à la fin des temps, face à la violence des hommes dans l’histoire. Les disciples du Christ doivent donc comprendre que s’ils servent le Maître, ils emprunteront comme lui le chemin pascal. Un chemin où l’on peut être livré et mis à mort ; être moqué et incompris même de ses proches. Un chemin d’humiliation donc, mais aussi d’union à Jésus, union réalisée par l’Esprit Paraclet, l’avocat, le Défenseur, qui permet et assure d’ailleurs le témoignage de tout disciple du Christ. Ce chemin est donc finalement celui de résurrection. Si pour l’évangéliste, il s’agissait de préparer la première génération des disciples à affronter l’épreuve, il s’agit pour nous de nous interroger sur ce qui nous empêche de témoigner du Christ dans notre vie. Pour eux et pour nous, la fin est la vie dans le Christ ressuscité.

Lundi, 27 novembre –vert

Saint Séverin

Envahi par le désir de mener une vie contemplative, il s’enferma dans une petite cellule sur les bords de la Seine. Il eut de nombreux disciples dont Saint Cloud. Il fut enterré au lieu même de son ermitage qui est devenu une paroisse parisienne.

Antienne d’ouverture

Le Seigneur annonce la paix pour son peuple et ses fidèles, et pour ceux qui reviennent vers lui.

Prière d’ouverture

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : Qu’ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours. Par Jésus.

1ère lecture : Dn 1, 1-6.8-20

La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabucodonosor, roi de Babylone, arriva devant Jérusalem et l'assiégea. Le Seigneur livra entre ses mains Joakim, roi de Juda, ainsi qu'une partie des objets sacrés du temple de Dieu. Il les emporta au pays de Babylone, et les déposa dans les trésors de ses dieux. Le roi ordonna à Ashpénaz, chef de ses eunuques, de faire venir quelques jeunes Israélites de race royale ou de famille noble. Ils devaient être sans défaut corporel, de belle figure, exercés à la sagesse, instruits et intelligents, pleins de vigueur, pour se tenir à la cour du roi et apprendre l'écriture et la langue des Babyloniens. Le roi leur assignait pour chaque jour une portion des mets royaux et du vin de sa table. Ils devaient être formés pendant trois ans, et ensuite ils entreraient au service du roi. Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaël et Azarias, qui étaient de la tribu de Juda. Daniel, résolu à ne pas se souiller avec les mets du roi et le vin de sa table, supplia le chef des eunuques de lui épargner cette souillure. Dieu permit à Daniel de trouver auprès de celui-ci faveur et bienveillance. Mais il répondit à Daniel : « J'ai peur de mon seigneur le roi, qui a fixé votre nourriture et votre boisson ; s'il vous voit le visage plus défait qu'aux jeunes gens de votre âge, c'est moi qui, à cause de vous, risquerai ma tête devant le roi. » Or, le chef des eunuques avait confié Daniel, Ananias, Azarias et Misaël à un intendant. Daniel lui dit : « Fais donc pendant dix jours un essai avec tes serviteurs : qu'on nous donne des légumes à manger et de l'eau à boire. Tu pourras comparer notre mine avec celle des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et tu agiras avec tes serviteurs suivant ce que tu auras constaté. » L'intendant consentit à leur demande, et les mit à l'essai pendant dix jours. Au bout de dix jours, ils avaient plus belle mine et meilleure santé que tous les jeunes gens qui mangeaient des mets du roi. L'intendant supprima définitivement leurs mets et leur ration de vin, et leur fit donner des légumes. À ces quatre jeunes gens, Dieu accorda science et habileté en matière d'écriture et de sagesse. Daniel, en outre, savait interpréter les visions et les songes.  Au terme fixé par le roi Nabucodonosor pour qu'on lui amenât tous les jeunes gens, le chef des eunuques les conduisit devant lui. Le roi s'entretint avec eux, et pas un seul n'était comparable à Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. Ils entrèrent donc au service du roi. Sur toutes les questions demandant sagesse et intelligence que le roi leur posait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et devins de son royaume.

cantique : (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

 

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Bénis sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni soit le nom très saint de ta gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu sur le trône de ton règne :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu au firmament dans le ciel :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

 

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Soyez vigilants et demeurez prêts : vous ne connaissez pas l'heure où le Fils de l'homme viendra. Alléluia. (Mt 24, 42.44)

Evangile : Lc 21, 1-4

Comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor. Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre. »

Prière sur les offrandes

Tu nous as demandé, Seigneur, de te consacrer ces présents : accepte-les ; et pour qu’ils nous disposent à te plaire, fais-nous garder tes commandements. Par Jésus.

Antienne de la communion

Louez le Seigneur, tous les peuples. Fort est son amour pour nous, pour toujours sa vérité.

Prière après la communion

Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : ne permets pas que soient jamais séparés de toi ceux que tu fais communier à la joie du ciel. Par Jésus.


MEDITATION

« Tous ceux-là ont pris sur leur superflu ». Le contraire du superflu, c’est le vital, l’obligatoire, le capital, le primordial, l’indispensable, le nécessaire, l’essentiel... Nous sentons bien à la liste de tous ces antonymes que la démarche posée par les gens riches a peu de poids en elle-même. D’autant plus qu’ils n’ont même pas pris leur superflu mais qu’ils ont pris « sur leur superflu ». Notre offrande à Dieu ne doit pas être signe de notre puissance d’homme, mais puissance de notre action de grâce. Dans cette même action, la pauvre veuve donne tout, tout d’elle-même. Sa décision traduit sa totale implication... Son désir c’est d’entrer en relation avec l’Autre... Elle se risque, elle accepte d’être marquée par son action, de manquer...  Jésus ne fait là qu’un simple constat, il ne recommande pas de faire l’un ou l’autre, mais il déclare ce qu’il en est. Achacun de voir quel sens donne-t-il à son action d’offrir à Dieu.

Mardi, 28 novembre – vert

Saint Jacques de la Marche ; saint Sosthène

Franciscain, ami de saint Bernardin de Sienne et de saint Jean de Capistran, il était un grand orateur et pour cela, il parcourut plusieurs pays d’Europe.

 

Antienne d’ouverture

Le Seigneur annonce la paix pour son peuple et ses fidèles, et pour ceux qui reviennent vers lui.

Prière d’ouverture

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : Qu’ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours. Par Jésus.

1ère lecture : Dn 2, 31-45

Daniel dit à Nabucodonosor : « O roi, voici la vision que tu as eue en songe : Une statue se dressait devant toi, une statue extrêmement brillante et d'un aspect terrifiant. Elle avait la tête en or fin ; la poitrine et les bras, en argent ; le ventre et les cuisses, en bronze ; ses jambes étaient en fer, et ses pieds, en partie de fer, en partie d'argile. Tu étais en train de regarder : soudain une pierre se détacha d'une montagne, sans qu'on y ait touché ; elle vint frapper les pieds de fer et d'argile et les pulvérisa. Alors, furent pulvérisés tout ensemble le fer et l'argile, le bronze, l'argent et l'or ; ils devinrent comme la paille qui s'envole en été, au moment du battage : ils furent emportés par le vent sans laisser de traces. Quant à la pierre qui avait frappé la statue, elle devint un énorme rocher qui remplit toute la terre. Voilà ce que tu as vu en songe ; et maintenant, nous allons dire devant le roi ce que cela signifie. C'est à toi, le roi des rois, que le Dieu du ciel a donné royauté, puissance, force et gloire. C'est à toi qu'il a remis les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, quelle que soit leur demeure ; c'est toi qu'il a rendu maître de toute chose : la tête d'or, c'est toi. Après toi s'élèvera un autre royaume inférieur au tien, ensuite un troisième royaume, un royaume de bronze qui dominera la terre entière. Il y aura encore un quatrième royaume, dur comme le fer. De même que le fer brise et écrase tout, de même, il pulvérisera et brisera tous les royaumes. Tu as vu des pieds qui étaient en partie d'argile et en partie de fer : en effet, ce royaume sera divisé ; il aura en lui la force du fer, comme tu as vu du fer mêlé à l'argile. Ces pieds en partie de fer et en partie d'argile signifient que le royaume sera en partie fort et en partie faible. Tu as vu le fer associé à l'argile parce que les royaumes s'uniront par des mariages ; mais ils ne tiendront pas ensemble, de même que le fer n'adhère pas à l'argile. Or, au temps de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et dont la royauté ne passera pas à un autre peuple. Ce dernier royaume pulvérisera et anéantira tous les autres, mais lui-même subsistera à jamais. C'est ainsi que tu as vu une pierre se détacher de la montagne sans qu'on y ait touché, et pulvériser le fer, le bronze, l'argile, l'argent et l'or. Le Dieu Grand a fait connaître au roi ce qui doit arriver. La vision que tu as eue en songe disait vrai, l'interprétation est digne de foi. »

cantique : (Dn 3, 57, 58, 59, 60, 61)

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Toutes les œuvres du Seigneur,                                                                                                                        bénissez le Seigneur.                                                                                                                                                        R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.                                                                                                     R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les cieux, bénissez le Seigneur.                                                                                                                              R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur.                                                                                                                 R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur.                                                                                                                    R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur parle et convoque la terre. Les cieux proclament sa justice : oui, le juge, c'est Dieu ! Alléluia. (Ps 49, 1.6)

Evangile : Lc 21, 5-11

Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : 'C'est moi', ou encore : 'Le moment est tout proche.' Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. »

Prière sur les offrandes

Tu nous as demandé, Seigneur, de te consacrer ces présents : accepte-les ; et pour qu’ils nous disposent à te plaire, fais-nous garder tes commandements. Par Jésus.

Antienne de la communion

Louez le Seigneur, tous les peuples. Fort est son amour pour nous, pour toujours sa vérité.

Prière après la communion

Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : ne permets pas que soient jamais séparés de toi ceux que tu fais communier à la joie du ciel. Par Jésus.

MEDITATION

Jésus, répondant à la question de ses disciples sur le Temple, parle d’abord de sa destruction effective qu’il subira quelques années plus tard, lorsque les armées de Titus assiégeront et détruiront Jérusalem. Un monde alors s’est écroulé et a connu sa fin. Chaque période de l’histoire voit ainsi survenir son lot de famines et d’épidémies, de guerres et de tremblements de terre. Et des constructions humaines, élaborées au fil du temps, connaitront le même sort. Chaque génération connaît sa fin du monde, la fin de son monde. Jésus ne nous menace pas de châtiments, car la caducité du monde est un fait. S’il veut nous faire prendre conscience que les temples croulent un jour ou l’autre, que les réalisations les plus solides passent, c’est pour nous inviter à bâtir en matériaux d’éternité. Pour nous inciter à mesurer notre vie, non à l’aune des choses qui passent, mais au regard de ce qui germe déjà : «un ciel nouveau et une terre nouvelle où la justice habitera».

Dimanche 26 : Christ le Roi de l’Universblanc

Saint Innocent

Antienne d'ouverture Ap 5, 12: 1, 6

Il est digne, l'Agneau qui a été immolé, de recevoir puissance, divinité, sagesse, force et honneur.

À lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles.

Prière d'ouverture

Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l'univers. Fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin. Par Jésus Christ.

 

1ère lecture : Ez 34, 11-12.15-17

Parole du Seigneur Dieu : Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité. C'est moi qui ferai paître mon troupeau, et c'est moi qui le ferai reposer, déclare le Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice. Et toi, mon troupeau, déclare le Seigneur Dieu, apprends que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

 

Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

  1. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.    Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.
  2. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.
  3. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
  4. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis;                                                                             tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
  5. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie;                       j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

2ème lecture : 1Co 15, 20-26.28

Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort. Alors, quand tout sera sous le pouvoir du Fils, il se mettra lui-même sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.

Acclamation. Alléluia. Alléluia. Béni soit le règne de David notre Père, le Royaume des temps nouveaux ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Alléluia. cf. Mc 11, 9-10

Evangile : Mt 25, 31-46

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

 Prière sur les offrandes

En offrant le sacrifice qui te réconcilie les hommes, Seigneur, nous te prions. Que ton Fils lui-même accorde à tous les peuples les biens de l'unité et de la paix. Lui qui.

Préface de la fête

V/ Le Seigneur soit avec vous. R/ Et avec votre esprit.                                                                                                                               V/Élevons notre cœur. R/ Nous le tournons vers le Seigneur.

R/ Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. V/Cela est juste et bon.

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

Tu as consacré Prêtre éternel et Roi de l'univers ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur, afin qu'il s'offre lui-même sur l'autel de la Croix en victime pure et pacifique, pour accomplir les mystères de notre rédemption, et qu'après avoir soumis à son pouvoir toutes les créatures, il remette aux mains de ta souveraine puissance un règne sans limite et sans fin: règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix.

C'est pourquoi, avec les anges et tous les saints, nous proclamons ta gloire, en chantant (disant) d'une seule voix: Saint!...

Antienne de communion Ps 28, 10-11

Le Seigneur est Roi, il règne éternellement; le Seigneur donne à son peuple la bénédiction de la paix.

Prière après la communion

Après avoir partagé le pain de l'immortalité, nous te supplions, Seigneur. Nous mettons notre gloire à obéir au Christ Roi de l'univers, fais que nous puissions vivre avec lui, éternellement, dans la demeure du ciel. Lui qui.

MEDITATION

Le Christ n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde. Ces derniers cherchent à imposer leur pouvoir et leur autorité. La royauté du Christ est celle du berger qui se consacre entièrement à chacune de ses brebis. Il est tellement proche des petits qu’il se reconnaît en chacun d’eux. C’est à la manière dont nous les aurons accueillis que nous serons jugés. Le tri sera le résultat du choix que nous aurons fait durant notre vie. Le Seigneur nous rappellera qu’il était présent à travers les exclus qui se sont trouvés sur notre route. Le Christ bafoué, dénigré et rejeté c’est tous les jours qu’on le voit. Il est présent en celui qui n’en peut plus d’être harcelé et accablé. C’est tous les jours qu’il est jeté à la rue. L’évangile de ce jour nous invite à le reconnaître à travers celui qui meurt de faim, de froid et surtout de manque d’amour. Jésus est tellement proche de ces petits qu’il s’identifie à eux.