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Mercredi, 29 novembre - vert Saint Saturnin et ses compagnons ; saints Philomène

L’histoire de saint Saturnin a partie liée avec celle de Datif, Félix, Marie, Thélice, Ampèle, Emérite, Rogatien, Victoire, Hilarion et bien d’autres encore. Martyrs à Carthage pendant qu’ils célébraient les saints mystères, quelques-uns parmi eux furent mis à mort après de cruelles tortures ; d’autres furent jetés en prison et moururent sous les coups, la faim, la pesanteur des chaines et l’insalubrité des lieux.

 

Antienne d’ouverture

Le Seigneur annonce la paix pour son peuple et ses fidèles, et pour ceux qui reviennent vers lui.

Prière d’ouverture

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : Qu’ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours. Par Jésus.

1ère lecture : Dn 5, 1-6.13-14.16-17.23-28

Le roi Balthazar donna un festin magnifique pour les grands du royaume au nombre de mille, et il se mit à boire du vin en leur présence. Excité par le vin, il fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nabucodonosor avait enlevés au temple de Jérusalem ; il voulait y boire, avec ses grands, ses épouses et ses concubines. On apporta donc les vases d'or enlevés au temple de Jérusalem, et le roi, ses grands, ses épouses et ses concubines s'en servirent pour boire. Après avoir bu, ils entonnèrent la louange de leurs dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Soudain on vit apparaître, à la lumière du candélabre, les doigts d'une main d'homme qui se mirent à écrire sur la paroi de la salle du banquet royal. Lorsque le roi vit cette main qui écrivait, il changea de couleur, son esprit se troubla, il fut pris de tremblement, et ses genoux s'entrechoquèrent. On fit venir Daniel devant le roi, et le roi lui dit : « Es-tu bien Daniel, l'un des déportés amenés de Juda par le roi mon père ? J'ai entendu dire qu'un esprit des dieux réside en toi, et qu'on trouve chez toi une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires. J'ai entendu dire aussi que tu es capable d'interpréter ce qui arrive et de déchiffrer les énigmes. Si tu es capable de lire cette inscription et de me l'interpréter, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or, et tu seras le troisième personnage du royaume. » Daniel répondit au roi : « Garde tes cadeaux, et offre à d'autres tes présents ! Moi, je lirai au roi l'inscription et je la lui interpréterai. Tu t'es élevé contre le Seigneur du ciel ; tu t'es fait apporter les vases de son Temple, et vous y avez bu du vin, toi, tes grands, tes épouses et tes concubines ; vous avez entonné la louange de vos dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, ces dieux qui ne voient pas, qui n'entendent pas, qui ne savent rien. Mais tu n'as pas rendu gloire au Dieu qui tient dans sa main ton souffle et toute ta destinée. C'est pourquoi il a envoyé cette main et fait tracer cette inscription. En voici le texte : Mené, Mené, Téqel, Ou-Pharsine. Et voici l'interprétation de ces mots : Mené (c'est-à-dire : compté) : Dieu a compté les jours de ton règne et y a mis fin ; Téqel (c'est-à-dire : pesé) : tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé trop léger ; Ou-Pharsine (c'est-à-dire : partagé) : ton royaume a été partagé et donné aux Mèdes et aux Perses. »

Cantique : (Dn 3, 62, 63, 64, 65, 66, 67)

 

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, le soleil et la lune, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les astres du ciel, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous tous, souffles et vents, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, le feu et la chaleur, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, la fraîcheur et le froid, bénissez le Seigneur.

R/ À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui reste fidèle jusqu'à la mort : il recevra, de tes mains, Seigneur, la couronne de vie. Alléluia. (Ap 2, 10)

Evangile : Lc 21, 12-19

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »

Prière sur les offrandes

Tu nous as demandé, Seigneur, de te consacrer ces présents : accepte-les ; et pour qu’ils nous disposent à te plaire, fais-nous garder tes commandements. Par Jésus.

Antienne de la communion

Louez le Seigneur, tous les peuples. Fort est son amour pour nous, pour toujours sa vérité.

Prière après la communion

Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : ne permets pas que soient jamais séparés de toi ceux que tu fais communier à la joie du ciel. Par Jésus.

MEDITATION

Les persécutions prédites dans l’évangile évoquent certainement une réponse de Dieu à la fin des temps, face à la violence des hommes dans l’histoire. Les disciples du Christ doivent donc comprendre que s’ils servent le Maître, ils emprunteront comme lui le chemin pascal. Un chemin où l’on peut être livré et mis à mort ; être moqué et incompris même de ses proches. Un chemin d’humiliation donc, mais aussi d’union à Jésus, union réalisée par l’Esprit Paraclet, l’avocat, le Défenseur, qui permet et assure d’ailleurs le témoignage de tout disciple du Christ. Ce chemin est donc finalement celui de résurrection. Si pour l’évangéliste, il s’agissait de préparer la première génération des disciples à affronter l’épreuve, il s’agit pour nous de nous interroger sur ce qui nous empêche de témoigner du Christ dans notre vie. Pour eux et pour nous, la fin est la vie dans le Christ ressuscité.